EURE.

Réseaux sociaux : le pied de nez de détenus de Val-de-Reuil qui met en colère les surveillants


Lundi 6 Février 2017 à 15:08

Le centre de détention des Vignettes, à Val-de-Reuil, dans l'Eure (Illustration©Google Maps)
Le centre de détention des Vignettes, à Val-de-Reuil, dans l'Eure (Illustration©Google Maps)

Une vidéo circule sur les réseaux sociaux mettant en scène des détenus du centre de détention de Val-de-Reuil (Eure). Elle a été tournée à partir d'un téléphone portable via l'application Periscope. « Une vidéo de plus de 10 minutes où l’on peut voir les détenus préciser le lieu de leur incarcération à Val de Reuil, leur unité précise et expliquant que la prison est facile, qu’ils y sont mieux que « chez vous »», dénonce le syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS). 

« C’est simple, les détenus se moquent ouvertement de l’administration pénitentiaire, de son manque de discipline et de son laxisme », s'émeut son délégué régional, Nicolas Bihan qui, il y a quelques jours, après l'agression par un détenu de trois surveillants, protestait fermement contre « le laxisme et la politique pro-détenus », de l'administration pénitentiaire.

Selon ce syndicaliste, rien ne va plus dans les prisons françaises et « notamment au sein du plus grand Centre de détention d’Europe, l’établissement de Val-de-Reuil ».

L'occasion pour lui d'énumérer une série d'incidents graves qui ont été répertoriés depuis l'été dernier, en particulier des agressions sur le personnel de l'établissement.

11 novembre 2016 : une matraque télescopique artisanale est découverte lors d’une fouille dans une salle commune.

29 décembre 2016 : agression d’un surveillant au quartier probatoire de division 1.

17 janvier 2017 : découverte de 8 téléphones portables dissimulés dans une chaussette.

2 février 2017 : un détenu agresse 3 surveillants en hurlant « Allah Akbar » au quartier disciplinaire.

Aujourd’hui, c’est une vidéo visible sur internet, copiée à partir de l’application Périscope.
Nicolas Bihan reconnait que « le phénomène n’est pas nouveau, on peut découvrir ce genre de vidéos par centaines sur internet et les réseaux sociaux. Vidéos enregistrées à l’aide de téléphones portables, pourtant interdits au sein des prisons françaises ».

Ce n’est pas faute, affirme le délégué régional du SPS, de l’avoir signalé, de l’avoir crié haut et fort.














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