Drogue, armes et argent saisis chez neuf trafiquants présumés à Saint-Etienne-du-Rouvray


Mercredi 19 Mars 2014 à 22:22 l Actualisé Vendredi 21 Mars 2014 - 01:07



Les policiers qui travaillaient depuis plusieurs mois sur cette enquête sont passés à l'action mardi 18 mars à 6 heures en plusieurs endroits de la cité Hartmann à Saint-Etienne-du-Rouvray (Photo d'illustration)
Les policiers qui travaillaient depuis plusieurs mois sur cette enquête sont passés à l'action mardi 18 mars à 6 heures en plusieurs endroits de la cité Hartmann à Saint-Etienne-du-Rouvray (Photo d'illustration)
SEINE-MARITIME - Alors que les gendarmes procédaient mardi matin en Seine-Maritime à neuf interpellations parmi les collectionneurs d'armes de guerre, les services de police réalisaient à la même heure un coup de filet chez des trafiquants de drogue à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. A chacun son affaire.

Les policiers rouennais, soit 90 hommes et deux équipes cynophiles spécialisées dans la recherche de stupéfiants, avaient minutieusement préparé leur opération. Ils sont passés à l'action à 6 heures du matin, heure légale. Portes enfoncées, ouvertes si le besoin s'imposait avec un explosif, les forces de l'ordre, puissamment armées, ont créé l'effet de surprise en interpellant les suspects au saut du lit.

14 "cibles" au départ, 9 à l'arrivée

Argent, drogue et armes ont été saisis lors des perquisitions aux domiciles des suspects (Photo DR)
Argent, drogue et armes ont été saisis lors des perquisitions aux domiciles des suspects (Photo DR)
Un mode opératoire classique lorsqu'il s'agit de trafiquants, de terroristes ou de malfaiteurs chevronnés. Les policiers avaient 14 "cibles", ils sont revenus avec neuf. Que des jeunes gens bien "installés" semble-t-il dans le trafic de stupéfiants et dont la plaque tournante était le quartier Hartmann à Saint-Etienne-du-Rouvray, avec des ramifications à Pont-Audemer et Vernon (Eure) et à Pont-l'Evêque (Calvados)

Les perquisitions effectuées le matin même confirmeraient que ces jeunes gens ne sont pas des enfants de choeur, si l'on en croit les informations que les autorités parisiennes de la police ont laissé volontairement filtrer et dont s'est fait l'écho, sur son site, Le Parisien"Près de 6 000 euros en argent liquide, une carabine de calibre 22 long rifle avec une lunette, un pistolet automatique de calibre 7,65mm, une réplique de pistolet automatique 9 mm, un pistolet à grenaille, 300 gr d'héroïne et 400 gr de résine de cannabis ont été saisis", détaille notre confrère, citant une source proche de l'affaire.

Un dessin d'enfant de 5 ans

Le Parisien indique également que l'un des jeunes gens interpellés, âgé de 20 ans, s'est "converti recemment à l'lslam". Et chez lui, les policiers auraient découvert "un croquis représentant un dispositif de mise à feu d'un engin explosif". Qu'en est-il exactement ?

Selon une source judiciaire, il ne s'agirait en fait que d'un "dessin d'enfant""un grossier croquis digne d'un enfant de 5 ans", sur lequel ont été apposés, en lettres, "des batonnets, mais rien qui pourrait laisser penser à un dispositif de mise à feu".

En l'état actuel des investigations, ces arrestations  - une vingtaine au total, dont des consommateurs - s'inscrivent dans le cadre d'une "enquête locale" qui dure depuis mi-2013 mettant en évidence un trafic de drogue, selon cette même source. Compte tenu de la configuration du quartier, composé trois immeubles entourés de maisons individuelles, les policiers ont eu beaucoup de difficultés à infiltrer la cité Hartmann sans se faire repérés. D'autant que des guetteurs veillaient à ce que personne ne viennent troubler le petit commerce des dealers.

Garde à vue prolongée pour 4 des suspects

Si de l'argent a bien été saisi (environ 8 000 euros) ainsi que près de 900 grammes de résine de cannabis et 170 grammes d'héroïne, les quelques armes retrouvées n'ont rien à voir avec un arsenal : deux d'entre elles sont des copies de pistolet automatique, autrement dit des armes inoffensives.

Mercredi soir, le parquet de Rouen a signifié le prolongement de la garde à vue de quatre des présumés trafiquants. Trois sont âgés de 19 ans et un de 23 ans. S'agissant d'une affaire de stupéfiants, les suspects peuvent être retenus pendant 96 heures, auquel cas ils seraient déférés à un magistrat pas avant vendredi en vue de leur mise en examen. Sept autres mis en cause, pour l'essentiel des dealers et consommateurs, ont été remis en liberté. Une convocation par officier de police judiciaire (COPJ) pour le 15 septembre prochain leur a été délivrée.

"Il faut attendre de savoir ce qui va sortir de ces auditions et des investigations policières pour connaître la nature des poursuites qui pourraient être engagées"  : ouverture d'information judiciaire ou comparution immédiate devant le tribunal correctionnel.

A Rouen, la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), en charge de l'enquête, ne souhaite pas s'exprimer sur cette affaire tant que les suspects sont toujours en garde à vue. 








Clin d'oeil sur l'actualité













Suivez-nous sur Facebook






PUBLICITE





Publicité

 
cookieassistant.com