La sécheresse exceptionnelle des sols commence à peser lourdement sur les exploitations agricoles de Seine-Maritime. L’absence de pousse de l’herbe depuis le début de l’été oblige notamment les éleveurs à puiser dans leurs réserves destinées à nourrir les animaux durant l’hiver.
Le maraîchage, les cultures de pommes de terre, de maïs et de légumes de plein champ sont également affectés. La filière textile et la betterave sucrière pourraient, elles aussi, subir les conséquences du déficit de précipitations.
Le maraîchage, les cultures de pommes de terre, de maïs et de légumes de plein champ sont également affectés. La filière textile et la betterave sucrière pourraient, elles aussi, subir les conséquences du déficit de précipitations.
Quatre dispositifs activés
À l’issue d’un comité de suivi réuni lundi 24 août par le préfet de la Seine-Maritime, quatre premières mesures ont été décidées :
►une exonération partielle de la taxe sur le foncier non bâti, avec un effort particulier sur les parcelles en herbe ;
► le lancement d’expertises permettant de mobiliser l’indemnité de solidarité nationale ;
► la possibilité de déroger à l’interdiction de valoriser les jachères, déjà accordée aux éleveurs depuis début juillet et étendue à l’ensemble des exploitants agricoles le 8 août ;
► la mobilisation des associations partenaires chargées d’accompagner les agriculteurs en difficulté.
Ces dispositions ont été arrêtées en concertation avec la chambre d’agriculture, les syndicats agricoles, les organismes de conseil, les banques, les collectivités territoriales et les services de l’État. Elles doivent permettre d’évaluer rapidement les pertes, notamment dans les grandes cultures et l’élevage, et de prévenir une aggravation des difficultés économiques.
►une exonération partielle de la taxe sur le foncier non bâti, avec un effort particulier sur les parcelles en herbe ;
► le lancement d’expertises permettant de mobiliser l’indemnité de solidarité nationale ;
► la possibilité de déroger à l’interdiction de valoriser les jachères, déjà accordée aux éleveurs depuis début juillet et étendue à l’ensemble des exploitants agricoles le 8 août ;
► la mobilisation des associations partenaires chargées d’accompagner les agriculteurs en difficulté.
Un plan d'urgence à venir ?
D’autres mesures nationales sont par ailleurs en préparation. Un plan d’urgence doit être prochainement annoncé par la ministre de l’Agriculture. Le comité départemental prévoit également d’engager une réflexion sur l’adaptation des exploitations au changement climatique, face à la multiplication attendue des épisodes de sécheresse.
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