Légende : Cinq des huit personnes soupçonnées d'être impliquées dans les violences et pillages de magasins samedi à Rouen, vont être déférées ce lundi après-midi au palais de justice en vue d’une comparution immédiate.
Après les magasins pillés, les banques incendiées et les attaques contre les forces de l’ordre, les premières audiences sont annoncées à Rouen (Seine-Maritime). Le procureur de la Répiublique, Sébastien Gallois, fait état de huit défèrements décidés, dont cinq en vue d’une comparution immédiate ce lundi, à partir de 13 h 30.
Au total, 29 mis en cause, dont cinq mineurs, ont été placés en garde à vue en lien avec les faits recensés samedi 17 octobre à Rouen, mais aussi à Elbeuf et au Petit-Quevilly. Ce premier bilan judiciaire reste provisoire. « Il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet », souligne le magistrat.
Au total, 29 mis en cause, dont cinq mineurs, ont été placés en garde à vue en lien avec les faits recensés samedi 17 octobre à Rouen, mais aussi à Elbeuf et au Petit-Quevilly. Ce premier bilan judiciaire reste provisoire. « Il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet », souligne le magistrat.
Violences, outrages et vols devant le tribunal
Les cinq dossiers annoncés à l’audience concernent deux volets de cette journée : les affrontements avec les forces de l’ordre et les vols.
Dans les deux premiers, les personnes poursuivies doivent répondre d’une participation à un attroupement avec le visage dissimulé, avec une arme dans l’un des cas. S’y ajoutent des poursuites pour violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique, sans incapacité, et pour outrage.
Les trois autres dossiers portent sur des vols. L’un associe vol en réunion et recel. Les deux autres concernent des vols aggravés par plusieurs circonstances : des dégradations et des faits commis à plusieurs, auxquels s’ajoute, dans un dossier, la dissimulation du visage.
Toutes les gardes à vue ne débouchent donc pas sur une audience dès ce lundi. Certaines procédures ont donné lieu à des convocations dans quelques semaines, tandis que d’autres se poursuivent. À ce stade, « une seule a été classée sans suite, faute d’éléments de preuve suffisants », précise le procureur.
Dans les deux premiers, les personnes poursuivies doivent répondre d’une participation à un attroupement avec le visage dissimulé, avec une arme dans l’un des cas. S’y ajoutent des poursuites pour violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique, sans incapacité, et pour outrage.
Les trois autres dossiers portent sur des vols. L’un associe vol en réunion et recel. Les deux autres concernent des vols aggravés par plusieurs circonstances : des dégradations et des faits commis à plusieurs, auxquels s’ajoute, dans un dossier, la dissimulation du visage.
Toutes les gardes à vue ne débouchent donc pas sur une audience dès ce lundi. Certaines procédures ont donné lieu à des convocations dans quelques semaines, tandis que d’autres se poursuivent. À ce stade, « une seule a été classée sans suite, faute d’éléments de preuve suffisants », précise le procureur.
Un pavé à la tête, deux banques incendiées
Le rappel des faits donne la mesure des violences qui ont touché le centre-ville durant l’après-midi et le début de soirée, en marge des manifestations prévues à 14 heures. Le procureur mentionne des violences contre des policiers et des gendarmes, des pillages de magasins et les incendies de deux banques, rue Jeanne-d’Arc.
C’est dans cette même rue qu’un membre des forces de l’ordre, un gendarme mobile selon la préfecture, a été hospitalisé « après avoir reçu un pavé sur la tête », indique le magistrat.
La journée avait commencé par l’incendie à la faculté de lettres de Rouen. D’autres faits ont ensuite été recensés dans l’agglomération : des poubelles et un véhicule incendiés dans le quartier du Puchot, à Elbeuf, ainsi que le braquage du Carrefour Market du Petit-Quevilly. Selon le procureur, ce dernier a été commis par des individus de retour du centre-ville de Rouen, qui souhaitaient « se restaurer ».
C’est dans cette même rue qu’un membre des forces de l’ordre, un gendarme mobile selon la préfecture, a été hospitalisé « après avoir reçu un pavé sur la tête », indique le magistrat.
La journée avait commencé par l’incendie à la faculté de lettres de Rouen. D’autres faits ont ensuite été recensés dans l’agglomération : des poubelles et un véhicule incendiés dans le quartier du Puchot, à Elbeuf, ainsi que le braquage du Carrefour Market du Petit-Quevilly. Selon le procureur, ce dernier a été commis par des individus de retour du centre-ville de Rouen, qui souhaitaient « se restaurer ».
Les reventes en ligne peuvent aussi fournir des pistes
Les investigations ne s’arrêtent pas aux interpellations de samedi. Plusieurs enquêtes ont été lancées pour identifier les auteurs qui n’ont pas été arrêtés en flagrant délit. Parmi les éléments recherchés : ceux qui permettraient de reconnaître des suspects à travers la revente en ligne de biens pillés.
Le procureur invite les témoins disposant d’informations précises à contacter la police. « Je rappelle que la loi permet, dans certaines conditions, de déposer sous X, afin d’éviter des représailles », souligne-t-il.
Les victimes sont, elles aussi, appelées à se manifester. Elles peuvent déposer plainte auprès de la police nationale et se rapprocher du bureau d’aide aux victimes du tribunal.
Le procureur invite les témoins disposant d’informations précises à contacter la police. « Je rappelle que la loi permet, dans certaines conditions, de déposer sous X, afin d’éviter des représailles », souligne-t-il.
Les victimes sont, elles aussi, appelées à se manifester. Elles peuvent déposer plainte auprès de la police nationale et se rapprocher du bureau d’aide aux victimes du tribunal.

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