Légende : Pour accompagner les commerçants, le préfet de la Seine-Maritime a réuni, ce matin, leurs représentants et les fédérations professionnelles - Photo © Préfet76/X
Une trentaine d’enseignes rouennaises et elbeuviennes ont subi des dégradations samedi, en marge de la manifestation du mouvement lycéen et contre la vie chère. Pour accompagner les commerçants, le préfet de la Seine-Maritime a réuni, ce lundi 19 octobre au matin, leurs représentants et les fédérations professionnelles, en lien avec le maire de Rouen.
Dépôt de plainte facilité, activité partielle, assurances, accompagnement financier et psychologique : plusieurs dispositifs doivent permettre aux entreprises touchées de faire face aux conséquences des destructions et des pillages. Selon la préfecture, le dépôt de plainte constitue le préalable indispensable pour accéder aux mesures présentées. Un point d’accès dédié aux commerçants est prévu pour faciliter cette démarche.
Dépôt de plainte facilité, activité partielle, assurances, accompagnement financier et psychologique : plusieurs dispositifs doivent permettre aux entreprises touchées de faire face aux conséquences des destructions et des pillages. Selon la préfecture, le dépôt de plainte constitue le préalable indispensable pour accéder aux mesures présentées. Un point d’accès dédié aux commerçants est prévu pour faciliter cette démarche.
L’activité partielle mobilisable dès mardi
Pour les entreprises contraintes de réduire ou d’interrompre leur activité, le communiqué annonce un dispositif exceptionnel d’activité partielle, présenté comme un « chômage partiel 100 % », mobilisable dès mardi 20 octobre. Une cellule spécifique est mise en place à la Direction départementale de l’emploi et des solidarités pour accompagner les employeurs concernés.
Les dommages matériels peuvent être pris en charge par la garantie « émeutes et mouvements populaires », présente dans la plupart des contrats couvrant les commerces et les immeubles, rappelle la préfecture. L’indemnisation de la perte de marge brute liée à une fermeture dépend, elle, de la souscription d’une garantie facultative « perte d’exploitation ».
Des mesures fiscales et sociales doivent encore être annoncées par le gouvernement. Les finances publiques examineront ensuite la situation de chaque entreprise au cas par cas. Les commerçants confrontés à des difficultés de paiement pourront également solliciter les équipes de prévention des tribunaux de commerce. Un soutien psychologique est proposé par le dispositif APESA, accessible sept jours sur sept.
Les dommages matériels peuvent être pris en charge par la garantie « émeutes et mouvements populaires », présente dans la plupart des contrats couvrant les commerces et les immeubles, rappelle la préfecture. L’indemnisation de la perte de marge brute liée à une fermeture dépend, elle, de la souscription d’une garantie facultative « perte d’exploitation ».
Des mesures fiscales et sociales doivent encore être annoncées par le gouvernement. Les finances publiques examineront ensuite la situation de chaque entreprise au cas par cas. Les commerçants confrontés à des difficultés de paiement pourront également solliciter les équipes de prévention des tribunaux de commerce. Un soutien psychologique est proposé par le dispositif APESA, accessible sept jours sur sept.
Des interdictions de manifestation à l’étude
Lors de la réunion de ce matin, le préfet a évoqué la possibilité de recourir à l’interdiction de manifester dans certains périmètres du centre-ville. - Photo © infonormandie
Lors de cette rencontre, les professionnels ont aussi exprimé leurs inquiétudes pour les prochaines mobilisations. Le préfet a dénoncé le caractère « organisé et méthodique » des violences, attribuées dans le communiqué à « quelques centaines de casseurs très déterminés et très mobiles ».
La préfecture indique que toutes les mesures seront étudiées pour adapter le dispositif de sécurité, y compris l’interdiction de manifester dans certains périmètres du centre-ville. À ce stade, il s’agit d’une possibilité envisagée.
Les rondes et patrouilles de police ont déjà été intensifiées pour sécuriser le centre-ville et les commerces fragilisés. Les enquêteurs poursuivent parallèlement leurs constatations pour identifier les personnes impliquées.
La préfecture indique que toutes les mesures seront étudiées pour adapter le dispositif de sécurité, y compris l’interdiction de manifester dans certains périmètres du centre-ville. À ce stade, il s’agit d’une possibilité envisagée.
Les rondes et patrouilles de police ont déjà été intensifiées pour sécuriser le centre-ville et les commerces fragilisés. Les enquêteurs poursuivent parallèlement leurs constatations pour identifier les personnes impliquées.

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