Violences urbaines dans les Yvelines : scènes d'émeutes cette nuit à la Noë, un quartier de Chanteloup-les-Vignes


Mardi 14 Février 2017 à 09:16

Au plus fort de l'intervention, 53 policiers ont été mobilisés pour faire cesser les violences (Illustration)
Au plus fort de l'intervention, 53 policiers ont été mobilisés pour faire cesser les violences (Illustration)
Des émeutes particulièrement violentes ont éclaté cette nuit de lundi à mardi 14 février dans la cité de la Noë à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Il n'y a pas eu de blessé mais les dégâts sont importants.

La place des 4 vents dans la cité populaire de Chanteloup porte encore ce matin les stigmates de ces violences urbaines : véhicules incendiés, d'autres retournés sur le toit ...

Tout a commencé peu après 2 heures. Police-secours reçoit un appel téléphonique comme quoi un groupe d'une trentaine d'individus commet des dégradations à la Maison de l’emploi et au Centre de loisirs. Les vandales sont munis de pierres et de barres de fer.

Les policiers victimes d'un guet-apens

A leur arrivée, les policiers, victimes d'un guet-apens, font l’objet de jets de pierres, de tirs de mortier et de cocktails Molotov, nécessitant l’utilisation de leur armement collectif (grenades lacrymogènes et balles de défense...). Vu l’intensité des violences, les forces de l'ordre engagées doivent se replier et attendre l’arrivée de renforts des agglomérations voisines.

Plusieurs véhicules ont été placés en obstacle et incendiés afin d’empêcher la progression de la cinquantaine de policiers mobilisés sur cette intervention. Finalement, ils sont parvenus à déloger et à mettre en fuite leurs assaillants.

Véhicules incendiés

A l'heure des constatations les dégâts sont conséquents. De multiples impacts sont ainsi relevés sur les vitres de la maison de l'emploi et du centre de loisirs. Le portail du bureau de police a été enfoncé, sans doute à l’aide d’une voiture bélier. 5 véhicules incendiés sont recensés et deux autres retournés sur toit.

L'opération de sécurisation du quartier a été levée à 4 heures ce matin, heure à laquelle le calme était revenu. Aucune interpellation n'a eu lieu.















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