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Vernon : des traces de solvant retrouvées dans l'air et les fondations du collège Ariane


Publié le Mercredi 4 Novembre 2015 à 18:41 l Actualisé le 08/11 - 21:44


Le collège Ariane, à Vernon, a été construit sur les terrains d'une ancienne usine de piles électriques
Le collège Ariane, à Vernon, a été construit sur les terrains d'une ancienne usine de piles électriques
Des traces de trichloroéthylène, un solvant utilisé pour dégraisser les pièces métalliques, ont été retrouvées dans l’air sous les fondations du collège Ariane à Vernon. Cet établissement a été construit à l'emplacement d'une ancienne usine fabricant des piles électriques.

"La situation n’est pas alarmante, mais il est nécessaire de prendre des mesures préventives et correctives pour les salles", estime la Préfecture de l'Eure qui détaille, dans un communiqué, les tenants et aboutissants de ce dossier. Nous en publions ici de larges extraits :
Les explications de la préfecture

A l’occasion d’une campagne nationale engagée en 2010, l’État vérifie à la qualité des sols dans les établissements accueillant des enfants et des adolescents construits sur d’anciens sites industriels qui pourraient être pollués.

Ainsi, depuis 2010, des diagnostics ont été engagés dans 1 405 établissements recevant des enfants et des adolescents répartis dans 83 départements. C’est dans ce contexte que des diagnostics ont été effectués au collège Ariane à Vernon, ce collège étant construit sur le terrain d’une ancienne usine fabricant des piles électriques.

Dans cet objectif, des analyses de l’air du sol sous la dalle des bâtiments ont été réalisées car l’air qui circule dans le sol peut se charger de certains composés volatils de type solvants et les amener dans l’air intérieur. Une analyse des sols a été menée dans les espaces verts, dans les cours de récréation et dans le logement de fonction du gardien de l’établissement. L’eau du robinet a également été analysée.

Ces analyses ont montré que l’eau courante et les sols des espaces verts ne posent pas de problème. En revanche, des traces de trichloroéthylène (un solvant utilisé pour dégraisser les pièces métalliques) ont été retrouvées dans l’air sous les fondations.

De ce fait, des analyses de qualité de l’air intérieur ont été réalisées. Les concentrations dépassent les valeurs fixées par le Haut Conseil de la Santé Publique à l’intérieur d’une des salles d’étude ainsi que dans le logement de fonction du gardien de l’établissement.

Pour l’Agence régionale de santé, les concentrations justifient pleinement la mise en œuvre de nouvelles actions (recherche de la source de pollution, surveillance de la qualité de l’air, amélioration de la ventilation).

Cependant, les durées d’exposition au sein du collège demeurent toutefois très limitées au regard des scénarii d’exposition ayant conduit à la définition de ces valeurs de référence (70 ans, 365 jours par an et 24h sur 24).

L’augmentation du risque calculé en fonction de différentes durées d’exposition et de concentration de trichloroéthylène restent en deçà du seuil d’acceptabilité communément admis.

"La situation n’est donc pas alarmante, mais il est nécessaire de prendre des mesures préventives et correctives pour les salles concernées et plus particulièrement, pour le logement du gardien de l’établissement".

Le Conseil départemental, propriétaire du collège et maître d’œuvre, reprend à son compte les préconisations de l’Agence régionale de santé et va maintenant réaliser de nouveaux contrôles de la qualité de l’air dans tous les locaux, rechercher la source de cette pollution et optimiser le fonctionnement des installations de ventilation pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

Les services de l’État (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) seront à la disposition de la collectivité départementale pour établir plus précisément la nature des mesures et des travaux à mettre en œuvre.

Des normes plus strictes qu’en 1995

Avant la construction du collège Ariane à la fin des années 1990 un diagnostic environnemental du site avait été réalisé en 1995 par un bureau d’études spécialisé. Le rapport indiquait alors que les zones investiguées n’avaient pas mis en évidence de pollution significative.

Tous les résultats étaient en effet inférieurs aux seuils préconisés à l’époque. C’est l’abaissement de ces seuils, le durcissement des normes et non l’apparition d’une pollution nouvelle qui explique que le collège fait désormais l’objet d’une surveillance sanitaire renforcée.





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