Publicité.



C'est le travail de deux années d'enquête de la gendarmerie : dix personnes soupçonnées de se livrer à un trafic de stupéfiants dans la Zone de sécurité prioritaire (ZSP) de Vernon, Les Andelys et Gaillon (Eure), ont été mises en examen. Six d'entre-elles sont en détention provisoire.

Un réseau de drogue démantelé entre les Andelys et Gaillon : six trafiquants présumés en prison


Publié le Mercredi 12 Novembre 2014 à 18:30 l Actualisé le 13/11 - 13:22


Six équipes cynophiles de la gendarmerie et des douanes ont été associés à l'opération anti-drogue (Photo d'illustration @infoNormandie)
Six équipes cynophiles de la gendarmerie et des douanes ont été associés à l'opération anti-drogue (Photo d'illustration @infoNormandie)
Le trafic était stucturé autour de deux commanditaires qui se fournissaient en herbe et résine de cannabis, via des mules, au Maroc où ils avaient des points d'attache. Mais c'est surtout le mode opératoire atypique qui retiendra l'attention : la drogue était acheminée en France sous forme d'olives que les passeurs ingéraient (in corpore) pour franchir la frontière franco-marocaine sans se faire repérer.

Deux des mules interpellées à l'aéroport de Beauvais (Oise) l'estomac rempli de ces "olives" de cannabis ont reconnu devant les gendarmes avoir fait sept à huit voyages entre la France et le Maroc. Ils auraient ainsi "importés" à chaque fois autour de 700 grammes de stupéfiants, pour une valeur à la revente de 10 000€. 

Débroussailler le terrain

La drogue était revendue dans les cités des Andelys, de Gaillon mais aussi à Vernon et Elbeuf. Une dizaine de petits trafiquants constituait le noyau dur autour des deux commanditaires qui en étaient les véritables cerveaux.

Les gendarmes des Andelys ont d'abord débrouissaillé le terrain pendant plusieurs mois d'investigations en préliminaire. Ils ont recueilli de nombreux éléments, procédé à des recoupements, surveillé les allées et venues dans les cités suspectées d'abriter un trafic local. 

Toutes ces informations mises bout à bout, le procureur de la République adjoint Yves Dupas, plus spécialement chargé de la criminalité en bande organisée au parquet d'Evreux, a ouvert le 23 janvier dernier une information judiciaire contre X pour trafic de stupéfiants.

120 gendames et policiers sur le pied de guerre

"Les enquêteurs ont produit un travail conséquent dans ce dossier", a admis Yves Dupas, le procureur adjoint (@infoNormandie)
"Les enquêteurs ont produit un travail conséquent dans ce dossier", a admis Yves Dupas, le procureur adjoint (@infoNormandie)
Disposant d'un cadre juridique, les gendarmes de la compagnie des Andelys ont pu alors procéder à une série d'investigations techniques : surveillances, filatures, écoutes téléphoniques, vérification des comptes bancaires,... "Les enquêteurs ont produit un travail conséquent dans ce dossier", a admis Yves Dupas, le procureur adjoint, au cours d'une conférence de presse ce mercredi au palais de justice d'Evreux, au côté du chef d'escadron Jacques Audenis, patron de la compagnie de gendarmerie des Andelys.  

Le résultat est à la hauteur. Quinze suspects ont été interpellés en deux vagues : une première le 20 octobre, la seconde la semaine dernière. 120 gendarmes, policiers et douaniers ainsi que six équipes cynophiles (gendarmerie et douane) ont été mobilisés en même temps, répartis entre Les Andelys, Gaillon et Vernon.

Une réponse pénale pour les consommateurs

Des perquisitions ont été menées dans la foulée qui ont permis de saisir 2,200 kg d'herbe et de résine de cannabis, 3 140€ en numéraires et deux véhicules qui auraient servi au transport de la drogue. Dix des mis en cause ont été déférés au palais de justice et mis en examen pour détention, acquisition, importation, cesssion de produits stupéfiants. Six d'entre eux, dont quatre sont en état de récidive légale (ils ont été condamnés dans des trafic de drogue), ont été placés en détention provisoire. 

Parallèlement, quelque 53 consommateurs de stupéfiants préalablement identifiés ont été auditionnés par les enquêteurs. 29 d'entre eux sont originaires de la zone de sécurité prioritaire. Ils ont été laissés libres, mais le procureur adjoint a promis que chacun d'eux, sans exception, fera l'objet d'une réponse pénale, sous la forme de sanctions appropriées pouvant aller du stage de sensibilisation aux stupéfiants à des obligations de soins en passant par des peines de prison et des amendes.

"Nous n'allons pas baisser la garde"

Le chef d'escadron Jacques Audenis, commandant la compagnie de gendarmerie des Andelys (@infoNormandie)
Le chef d'escadron Jacques Audenis, commandant la compagnie de gendarmerie des Andelys (@infoNormandie)
Les investigations se poursuivent, en particulier en ce qui concerne le volet patrimonial des principaux mis en cause. Un travail qui incombe désormais au Groupe d'intervention régional (GIR) de Haute-Normandie et dont "la contribution a été précieuse dans ce dossier", a souligné Yves Dupas. "La saisie des biens y compris immobiliers constitue la dimension la plus marquante dans ce genre d'affaire", estime le magistrat, qui rappelle que les trafiquants présumés encourent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement (20 ans pour ceux en état de récidive légale).

Le démantèlement de ce réseau s'inscrit dans la lutte de tous les instants contre les trafics de stupéfiants et l'économie souterraine. "Nous n'allons pas baisser la garde", affirme le commandant Jacques Audenis.





EN DIRECT | FAITS DIVERS | L'Info en bref | INFO-ROUTE | YVELINES | FAITS DIVERS 78 | ACTUALITÉS | SOCIÉTÉ | JUSTICE | LOISIRS | ATTENTATS DE PARIS | Télévision | Elections Municipales 2014 | Horoscope | Disparition inquiétante d'Emmanuel Merle | DIAPORAMA | ANNONCES | Elections régionales 2015 | Vos photos




Plus d'infos en cliquant sur l'image







PUBLICITE







Clin d'oeil sur l'actualité








Suivez-nous sur Facebook



PUBLICITE