Un ancien chauffeur du préfet tente d'étrangler sa femme à Déville-lès-Rouen


Vendredi 19 Juillet 2013 à 14:11 l Actualisé Dimanche 21 Juillet 2013 - 12:06



Un homme âgé de 60 ans a tenté d'étrangler sa compagne âgée de 50 ans jeudi 17 juillet, au domicile conjugal rue André Martin à Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime).

La porte était blindée

Il est 19 heures lorsque les secours sont appelés par des voisins qui ont entendu des appels au secours. Selon eux, une femme a crié à plusieurs reprises "il va me tuer". Des appels de détresse provenant d'un appartement situé au 2ème étage de l'immeuble.

A leur arrivée, les policiers et pompiers constatent que personne ne veut leur ouvrir la porte. Ils tentent alors de la forcer, en vain: elle est blindée.

La décision est prise de la défoncer avec une petite masse prêtée par un voisin. Au bout de 10 minutes d'efforts, la porte cède enfin et les secours peuvent pénétrer dans l'appartement.

Il étranglait sa femme

Les policiers arrivent juste à temps pour empêcher l'occupant des lieux de commettre l'irréparable. L'homme était sur sa compagne, couchée au sol et tentait en effet de l'étrangler alors qu'elle était inconsciente.

L'agresseur a été rapidement neutralisé, tandis que la victime a été transportée en toute urgence au CHU de Rouen dans un état critique. Selon nos informations, le pronostic vital ne serait toutefois pas engagé.

Jugé lundi en comparution immédiate

Placé en garde à vue, le compagnon, un ancien chauffeur du préfet de la Seine-Maritime, a été longuement entendu par les enquêteurs de la brigade criminelle de la Sûreté départementale à l'hôtel de police de Rouen. Il a été présenté samedi matin à un magistrat du parquet de Rouen qui a notifié une convocation à l'audience du tribunal correctionnel de ce mardi 22 juillet pour "violences volontaires aggravées".

En attendant son procès en comparution immédiate, l'homme a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt Bonne Nouvelle à Rouen.

Déjà placé en psychiatrie

Cet homme avait déjà fait parler de lui. Le 9 octobre 2012, il s'était retranché avec un fusil à pompe chez lui, rue François-Arago à Grand-Quevilly . Pendant plus de deux heures, il menaçait de tirer sur tout ce qui bouge. Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Didier Perroudon, était finalement parvenu à le raisonner. Le préfet d'alors s'était déplacé.

En arrêt maladie depuis plusieurs mois, le chauffeur de la préfecture avait été hospitalisé d'office dès le lendemain au centre spécialisé du Rouvray.








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