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Les violences conjugales sont une triste réalité dans l'Eure. En quelques heures, ce dernier week-end, trois femmes battues ont déposé plainte à la gendarmerie de Bernay pour des violences exercées par leur mari ou leur compagnon, voire leur propre fils !

Trois femmes battues portent plainte : la triste réalité des violences conjugales dans l'Eure


Publié le Mardi 4 Mars 2014 à 21:36 l Actualisé le 07/03 - 12:05


En France, une femme sur dix déclare avoir subi des violences conjugales (Photo d'illustration)
En France, une femme sur dix déclare avoir subi des violences conjugales (Photo d'illustration)
Elles ont osé briser le silence. Claudine* a 40 ans, Michelle* 47. Toutes deux ont en commun d'avoir subi pendant des années les assauts violents de leur époux ou concubin, sans jamais rien dire. Sans jamais se plaindre.

Mais dimanche, le mari de Claudine est allé beaucoup trop loin. Au cours d'une énième dispute, dans l'après-midi, il lui asséné plusieurs coups de poing et l'a giflée à plusieurs reprises.

Pas la première fois

Les violences avaient commencé dès le samedi, alors cette fois la femme battue a craqué : elle a alerté la gendarmerie de Bernay. Le mari, âgé de 41 ans, a été interpellé dans la soirée au domicile conjugal à Saint-Germain-la-Campagne. Il était à ce moment-là sous l'empire d'un état alcoolique, mais au moment des faits il était tout à fait conscient de ses actes.

Claudine a confié aux gendarmes que ce n'était pas la première fois qu'elle faisait l'objet de violences. En garde à vue, le mari a reconnu avoir battu sa femme. Il s'est vu notifier, par le magistrat du parquet d'Evreux, une convocation devant le tribunal correctionnel pour le 6 août prochain.  

Brutalisée par son compagnon et son fils

Michelle, qui habite à Fontaine-la-Louvet, connaît la même situation. Elle aussi a brisé l'omerta. Les gendarmes sont venus lundi soir (3 mars) chercher son compagnon et leur fils de 18 ans, pour les placer en garde à vue à la brigade de Bernay. Ils sont soupçonnés de violences intra-familiales.

Jusqu'à présent victime de brutalités psychologiques et physiques (bousculades et gifles), cette fois son concubin âgé de 47 ans l'a menacée avec un couteau de cuisine. Michelle a eu très peur. Lors de son audition, elle a mis en cause également son fils qui, selon elle, "reproduit le même schéma que son père" à son égard.

A l'issue de sa garde à vue, le père de famille violent  a été déféré mercredi 5 mars au palais de justice d'Evreux. Il a été placé sous contrôle judiciaire par le magistrat du parquet qui lui a notifié par ailleurs une iunterdection d'entrer en contact avec sa compagne. Il comparaîtra ultérieurementr devant le tribunal correctionnel.

Le fils, quant à lui, a fait l'objet d'une convocation par officier de police judiciaire (COPJ) à une prochaine audience correctionnelle.

Un coup de tête qui l'envoie à l'hôpital

Enfin, autre cas tout aussi dramatique : celui de Jennifer*, une jeune femme de 27 ans, originaire de Bernay. Dimanche, en milieu d'après-midi, son concubin l'a envoyée à l'hôpital après lui avoir asséné un violent coup de tête au niveau du front. Bilan : 7 jours d'interruption totale de travail (ITT).

Les faits sont survenus dans l'appartement de la jeune femme. Elle a eu le malheur d'annoncer à son compagnon, âgé de 26 ans, qu'elle mettait un terme à leur relation. Le jeune homme s'est emporté. Il a défoncé à coups de poing une cloison en plâtre, brisé l'ordinateur et mis à sac les effets personnels de Jennifer.

L'agresseur a été déféré au palais de justice d'Evreux à l'issue de sa garde à vue. Le magistrat de permanence au parquet, conscient de la gravité des faits, a notifié au jeune homme son placement sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'entrer en contact avec Jennifer. Il lui a signifié également une obligation de soins.

Il recevra dans les prochaines semaines une convocation devant le tribunal correctionnel.

* Les prénoms ont été changés

Violences au sein du couple : des chiffres éloquents
 
Chaque année, 201 000 femmes âgées de 18 à 59 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime (mari, concubin, pacsé, petit-ami…). Il s’agit d’une estimation minimale. Ce chiffre ne couvre pas l’ensemble des violences au sein du couple puisqu’il ne rend pas compte des violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives.

En 2012, 148 femmes et 26 hommes ont été tués par leur compagnons/es ou ex-compagnons/es. A ces décès, il faut ajouter la mort de 18 femmes et 5 hommes, tués par leur partenaire dans une relation non officielle. Le nombre total de décès s’élève donc à 166 pour les femmes et 31 pour les hommes. Dans le cadre de violences au sein du couple, 25 enfants sont décédés, tués par un parent ou beau-parent.

Source : Ministère des droits des femmes

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