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Rouen : le très mauvais scénario de l'étudiant risque de lui coûter cher


Publié le Mercredi 16 Décembre 2015 à 14:55 l Actualisé le 16/12 - 21:58


Le jeune homme s'est vu notifier à l'issue de sa garde à vue une convocation devant le tribunal correctionnel de Rouen (Illustration)
Le jeune homme s'est vu notifier à l'issue de sa garde à vue une convocation devant le tribunal correctionnel de Rouen (Illustration)
SEINE-MARITIME. Un étudiant rouennais de 20 ans va connaitre les foudres de la justice, devant laquelle il est convoqué pour une série de faits : dénonciation d'un délit imaginaire, dégradations volontaires par incendie, tentative d'escroquerie à l'assurance et "circulation à une vitesse excessive au regard des circonstances", selon les termes juridiques.

LES FAITS.  Samedi 5 décembre dernier, un jeune homme se présente à l'hôtel de police de Rouen et déclare venir déposer plainte pour le vol de sa voiture, une 306 Peugeot. Rien d'anormal.

Le véhicule est retrouvé un peu plus tard incendié à Saint-Martin du Vivier, dans l'agglomération rouennaise. L'hypothétique voleur a sans doute voulu effacer quelques traces compromettantes, pensent alors les enquêteurs.

Pas si sûr...

Le 8 décembre, l'affaire prend une nouvelle tournure : deux agents de la Dirno (direction inter-régionale des routes nord-ouest) viennent déposer plainte pour dégradations volontaires. Des faits commis dans la nuit du 4 au 5 décembre dans le secteur du tunnel de la Grand-Mare.

Cette nuit-là, la Dirno a fermé le tunnel dans le sens montant (vers Isneauville) en raison d'un accident mortel impliquant un motard qui s'est produit un peu plus loin. Une déviation a été mise en place en amont de l'ouvrage. Une 306 Peugeot arrive à toute allure et pulvérise les barrières et panneaux de signalisation placées en travers pour empêcher les véhicules de passer. Le conducteur s'arrête, discute avec les agents de la Dirno, puis continue sa route comme si de rien n'était en direction du tunnel pourtant fermé.

Les policiers disposent dès lors de la description de la 306 et de son conducteur. Sans plus.

L'ENQUÊTE. La brigade de répression de la délinquance automobile (BRDA) est saisie de l'enquête. Les policiers procèdent à une série d'investigations et parviennent à faire un lien entre la plainte du vol supposé de la 306 et les éléments fournis par les agents de la Dirno.

L'enquête s'emballe quand les fonctionnaires de la direction des routes reconnaissent formellement - sur photo - le conducteur qui a forcé les barrières la nuit du 4 au 5. Plus de doute, il s'agit bien de la même 306 et du même homme.

L'étudiant est reconvoqué hier mardi. Il est aussitôt placé en garde à vue. Il va alors reconnaître les faits, expliquant avoir imaginé cette mise en scène - le vol et l'incendie de sa voiture - parce qu'il était assuré uniquement pour le vol et pas pour des dégâts liés à un accident.

Il espérait a-t-il admis se faire rembourser sa 306 par son assurance, sans être obligé de payer les dégâts causés lors de l'accident de la nuit du 4 au 5 et dont le montant des réparations est estimé à 4.000€.





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