Rive gauche de Rouen : violences conjugales sur fond d'alcool et de Subutex à Château Blanc


Dimanche 26 Octobre 2014 à 11:57 l Actualisé Dimanche 26 Octobre 2014 - 18:40



Les violences se sont produites dans un apparteent du 8e étage de cette barre d'immeuble de Château Blanc (Photo d'illustration)
Les violences se sont produites dans un apparteent du 8e étage de cette barre d'immeuble de Château Blanc (Photo d'illustration)
Une jeune femme qui accusait son compagnon de l'avoir violemment frappée a finalement retiré sa plainte dès sa sortie de l'hôpital, hier samedi. Lors de la confrontation à l'hôtel de police, la victime aurait reconnu être elle-même à l'origine de certaines blessures provoquées avec une arme blanche, minimisant ainsi le rôle de son concubin dans ces violences. Puis le couple se serait rabiboché en échangeant un baiser.

Des cris de femme battue

Dans la nuit de vendredi à samedi, dans la soirée, le centre d'information et de commandement (CIC) de l'hôtel de police reçoit un appel d'un habitant d'une barre d' immeuble du Château Blanc, rue Daniel Sorano à Saint-Etienne-du-Rouvray, sur la rive gauche de Rouen. Il signale avoir entendu des cris de femme battue.

Un patrouille de policiers se présente une première fois mais, faute d'adresse précise, ne parvient pas à localiser l'appartement d'où viennent ces cris. Un peu plus tard dans la nuit, peu avant 1 heure du matin, d'autres appels arrivent au standard de police-secours.

En arrivant sur place, les forces de l'ordre découvrent, à un arrêt de bus au pied de l'immeuble, une jeune femme de 22 ans bien mal en point. Les sapeurs-pompiers sont déjà là pour lui prodiguer les premiers soins. Elle porte des plaies et des marques de coups sur les jambes, à la tête ainsi qu'au niveau de la gorge.

Alcool et Subutex

Elle explique qu'elle a été frappée par son concubin au cours d'une dispute dans son appartement au 8ème étage  de l'immeuble. Elle est transportée aux urgences du CHU de Rouen. Ses jours ne sont pas en danger.

L'auteur présumé des faits, âgé de 37 ans, n'est plus là. Il est interpellé hier samedi en fin de matinée et placé en garde à vue. Le suspect donne sa version des faits. Tous les deux étaient fortement alcoolisés au moment de la dispute, et sous l'emprise de Subutex, un traitement de substitution à la drogue. 

Où est la vérité ?

La jeune femme, dont les blessures ne seraient que superficielles, selon une source proche de l'enquête, est ressortie de l'hôpital samedi en fin de matinée. Elle a été à son tour auditionnée sur procès verbal. C'est à cette occasion qu'elle aurait déclaré aux enquêteurs avoir "grossi les choses" et qu'en vérité certaines des blessures seraient de son fait.

Où est la vérité ? Il appartiendra au magistrat du parquet de Rouen de décider de la suite à donner à cette affaire. En attendant une réponse judiciaire, le mis en cause a été placé en détention provisoire ce dimanche soir : il faisait l'objet d'une condamnation à deux mois de prison ferme pour une affaire précédente. 








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