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Référendum : le personnel de Revima rejette le plan de sécurisation de la direction


Publié le Vendredi 20 Septembre 2013 à 19:52 l Actualisé le 22/09 - 15:25


Filiale du groupe EADS, Revima travaille pour les programmes aéronautiques
Filiale du groupe EADS, Revima travaille pour les programmes aéronautiques
SOCIAL. Le personnel de la Société aéronautique Revima (340 salariés) située à Caudebec-en-Caux (Seine-Maritime) a rejeté le plan de sécurisation de la direction au cours d’un référendum qui a eu lieu ce vendredi 20 septembre au sein de l’entreprise. Sur les 281 votants, 146 ont voté contre le plan, 133 pour. Il y a eu deux bulletins nuls.


Des heures supplémentaires sans être payés

Parmi les mesures proposées figuraient notamment le recours à cinq heures de travail supplémentaires par semaine sans être rémunéré jusqu’à la fin 2014 et des RTT en moins pour les cadres.

En contrepartie, “et pour compenser cet effort demandé aux salariés”, la direction s’engageait à opérer des augmentations de salaire étalées sur trois années : 1,6% au 1er janvier 2014, 2,5% au 1er janvier 2015 et 2% au 1er janvier 2016. L’accord prévoyait également “l’embauche de 8 à 12 jeunes à partir du 1er janvier 2014”, selon le secrétaire de la CGC-CFE.

Des "propositions alléchantes"

Pour la CGT de Revima, le plan de la direction n’était pas acceptable. Pour autant, le syndicat n’avait “pas donné de consigne de vote pour ou contre”, assure Joël Choulant, son délégué syndical. Selon lui, les propositions d’augmentations de salaire “pouvaient paraître alléchantes mais la direction n’assurait pas le maintien de notre pouvoir d’achat après 2014”.

La CGT a pris acte du rejet de ce plan : “il faut continuer à travailler pour trouver ses solutions afin de préserver l’emploi et la pérennité de l’entreprise. La charge de travail est là, nous demandons la création d’emplois en jouant avec les aides de l’Etat”, souligne Joël Choulant. 122 salariés, qui auront bientôt 56 ans, devraient partir à la retraite dans les prochaines années, affirme-t-il.

La CGC regrette, mais...

La CGC-CFE regrette pour sa part que “les salariés n’aient pas eu envie de faire les efforts demandés, malgré les contreparties notamment en terme d’augmentations de salaires”. Mais pour son secrétaire, c’est clair : “nous avions demandé au personnel de voter en faveur du plan de la direction, mais nous avions dit que nous suivrions le choix des salariés”, maintient Franck Dirou.

Pour mieux savoir ce qu'est Revima, du groupe EADS





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