Pollution maritime : exercice grandeur nature au large du Havre, pendant deux jours


Mercredi 11 Mai 2016 à 18:52 l Actualisé Mardi 22 Novembre 2016 - 18:42



Pendant deux jours, hier mardi et aujourd'hui mercredi, dans le cadre du dispositif ORSEC maritime, la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord a organisé un exercice majeur d’assistance à navire en difficulté (ANED) et de lutte contre une pollution maritime par hydrocarbure (POLMAR) au large du Havre.

Baptisé « ANED-POLMAR 2016 », cet entraînement « grandeur nature » a mis en scène de nombreux militaires, agents de l’Etat, privés et bénévoles ainsi qu’une vingtaine de moyens nautiques et aériens.

Sous le regard observateur des préfectures maritimes de Toulon et Brest, de nombreux moyens, dont dispose le préfet maritime en cas d’événement de grande ampleur, ont été mis en œuvre. De même, « ANED-POLMAR 2016 » a réuni plusieurs unités spécialisées telles que le centre d’expertise pratique de lutte contre les pollutions maritimes, le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage Abeille Liberté ou encore le bâtiment d’assistance, de soutien et de dépollution Argonaute.

Plusieurs moyens aériens sont venus compléter le dispositif maritime : l’hélicoptère Dragon 76 de la Sécurité civile, l’hélicoptère EC-135 des douanes, l’hélicoptère EC-225 de la Marine nationale. Pour la première fois sur un exercice organisé en Manche-mer du Nord, un drone a pris part au dispositif aérien notamment dans le cadre des opérations de localisation des nappes d’hydrocarbures (simulées par des balles de riz).

"Cet exercice a permis de valider les procédures de gestion de crise de la préfecture maritime et de la préfecture de Seine-Maritime et notamment à coordonner leur action en mer et à terre", souligne La préfecture maritime. Le scénario prévoyait notamment le remorquage d’un navire en difficulté vers un port refuge et la gestion d’une grave pollution maritime après une collision entre une pétrolier et un chimiquier.

Toujours selon les autorités maritimes, il a également permis de renforcer la collaboration avec la Grande-Bretagne, la Belgique et l'Agence européenne de sécurité maritime (AESM) qui avaient engagé respectivement un avion de patrouille maritime, un avion de détection de pollution maritime, et un navire anti-pollution (l’Interballast III). Quatre navires de pêche (chalutiers) de Dieppe se sont également portés volontaires pour participer aux opérations de dépollution en mer.

Réalisé en coordination avec la préfecture de la zone de défense et de sécurité « Ouest » et la préfecture de Seine-Maritime, l’exercice s’est poursuivi à terre dans le port du Havre avec le déchargement à quai du polluant.










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