Perdu par un faux pas, le braqueur solitaire est accusé de douze vols à main armée en Normandie


Mercredi 26 Mars 2014 à 23:01 l Actualisé Jeudi 27 Mars 2014 - 13:10



Le Havrais, alors en stage à Elbeuf,  a reconnu être l'auteur du braquage du bureau de poste d'Elbeuf, le 2 décembre 2012. C'était le premier d'une longue série de vols à main armée commis en majorité au préjudice de magasins discount de la région.
Le Havrais, alors en stage à Elbeuf, a reconnu être l'auteur du braquage du bureau de poste d'Elbeuf, le 2 décembre 2012. C'était le premier d'une longue série de vols à main armée commis en majorité au préjudice de magasins discount de la région.
C'est un braqueur peu ordinaire qui vient d'être confondu par le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen. Depuis décembre 2012, date de son premier vol à main armée contre le bureau de poste d'Elbeuf, ce Havrais de 23 ans n'a jamais remisé ses armes, sa cagoule et ses gants.

Surnommé le braqueur de supermarchés par les policiers qui le suivaient quasiment à la trace sans savoir vraiment qui il était, le malfaiteur est finalement "tombé" après son ultime méfait samedi matin chez Lidl à Grand-Couronne. (Lire le rappel des faits ici).

En vérité, le filet tendu par les hommes du commissaire divisionnaire Philippe Ménard, patron de la PJ, se refermait progressivement sur lui. Les enquêteurs avaient fini par mettre un nom sur ce braqueur solitaire dont le mode opératoire et les cibles (les supermarchés Lidl, Aldi, Mutant) étaient toujours les mêmes. Ils savaient qui il était, qu'elles étaient ses fréquentations, qu'il habitait dans la cité de la Mare Rouge au Havre... Les policiers connaissaient aussi ses points de chute dans la région.

Un faux pas capital pour l'enquête

Les investigations ont demandé beaucoup de temps et un important investissement de la part des enquêteurs qui ont mis bout à bout le moindre indice, le moindre renseignement. Comme celui qui leur est parvenu à la suite d'un braquage dans un magasin Lidl. Un témoin avait repéré une voiture suspecte et un homme qui en descendait avec un sac siglé à l'enseigne du magasin discount. Dans la précipitation, l'automobiliste avait perdu des marchandises sur la chaussée. Un faux pas qui allait être capital.

Les recherches entreprises autour de ce véhicule permettaient alors d'identifier sa propriétaire. Cette dernière était placée sous surveillance, mais surtout son compagnon qui n'était pas un inconnu des services de police. Restait à attendre un deuxième faux pas...

Des pièces à conviction découvertes chez lui au Havre

Le malfaiteur Havrais était à chaque fois encagoulé, ganté et armé d'un pistolet automatique (Photo d'illustration)
Le malfaiteur Havrais était à chaque fois encagoulé, ganté et armé d'un pistolet automatique (Photo d'illustration)
Samedi dernier, vers 6 heures, le suspect passait une nouvelle fois à l'action à Grand-Couronne, chez Lidl. Armé d'une bonbonne de gaz lacrymogène mais sans violence, il se faisait remettre le contenu du coffre-fort par deux employées, soit un peu plus de 4 000 euros, puis disparaissait. C'était la troisième fois que cette enseigne était attaquée en quelques mois.
 
La fois de trop qu'attendaient les policiers. Les techniciens de la police scientifique confirmaient que le mode opératoire et quelques autres éléments correspondaient à une dizaine de braquages commis ces dernier mois contre des supermarchés.

Sans perdre de temps, les enquêteurs se rendaient au domicile de ce suspect Havrais et procédaient à une perquisition. Ils découvraient dans l'appartement des pièces à conviction : deux armes de poing, un pistolet automatique et une réplique plus vraie que nature d'un Beretta 92F. Une partie du butin, soit un millier d'euros était également retrouvée ainsi que des gants, des cagoules, la bombe lacrymogène qui avait servi le matin et des vêtements qui avaient été identifiés sur les lieux des vols. 

Au moins 12 braquage à son actif un peu partout en Normandie

Placé en garde à vue samedi en tout d'après-midi, le braqueur présumé a été longuement interrogé durant tout le week-end. Au final, il a reconnu être l'auteur de six vols à main armée alors que les policiers lui en imputent au moins douze, trois autres étant en cours de vérifications dans d'autres services de police ou de gendarmerie.

Les investigations ont permis de déterminer que le Havrais avait opéré, armes à la main, à Yvetot, Rouen, Elbeuf, Grand-Couronne, le Havre mais également dans l'Eure et le Calvados. Dans certains cas, il utilisait des voitures volées pour se déplacer, puis les abandonnait ensuite sans les brûler.

Déféré lundi soir au palais de justice de Rouen, le malfaiteur solitaire a été mis en examen pour vols avec armes. Il a été écroué. Les policiers vont pouvoir poursuivre leurs investigations sur commission rogatoire d'un juge, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte à la demande du parquet. 








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