Mort mystérieuse d'un homme de 95 ans intoxiqué par du monoxyde de carbone dans son pavillon à Fécamp


Mardi 29 Avril 2014 à 19:22 l Actualisé Mercredi 30 Avril 2014 - 18:56



Les installations de gaz ont été inspectées minutieusement par les techniciens d'ErDF, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pavillon (Photo d'illustration)
Les installations de gaz ont été inspectées minutieusement par les techniciens d'ErDF, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pavillon (Photo d'illustration)
SEINE-MARITIME. Enigme pour les policiers après la découverte, ce mardi 29 avril un peu avant 11 h 30, du corps sans vie d'un homme âgé de 95 ans dans son pavillon, rue des Combattants à Fécamp.

A l'origine, les secours sont appelés à intervenir en raison d'une forte odeur de gaz provenant de cette habitation. Lorsqu'ils pénètrent dans l'habitation, les sapeurs pompiers découvrent le corps du vieil homme, recroquevillé au pied des toilettes. La mort est confirmée par le médecin du Smur de Fécamp qui rédige un certificat de décès avec obstacle médico-légal. Selon lui, la mort est compatible avec une intoxication au monoxyde de carbone.

Risque d'explosion

Les techniciens d'ErDF, arrivés sur place, signalent eux aussi une odeur de gaz. De leur côté, les spécialistes de la Cellule d'intervention des risques technologiques du Centre opérationnel d'incendie et de secours (CODIS) décèlent un taux élevé et anormal de monoxyde carbone à l'intérieur du pavillon. Ils confirment en même temps un réel risque d'explosion. Les maisons limitrophes sont immédiatement évacuées et un périmètre de sécurité est alors établi tandis qu'une déviation de la circulation est mise en place jusqu'à ce que le mystère soit levé.

Les policiers constatent que les robinets des appareils fonctionnant au gaz sont bien fermés. Le pavillon était fermé de l'intérieur. Les recherches entreprises à la fois par les pompiers et les agents d'ErDF ne permettaient pas de comprendre d'où pouvaient venir cette odeur de gaz et ces émanations de monoxyde de carbone. Faute d'explication - la thèse du suicide ayant été écartée -  les services de police ont décidé d'apposer des scellés sur le pavillon en attendant de faire toute la lumière.

Un examen de corps, voire une autopsie, pourrait être ordonnée par le parquet du Havre, afin de déterminer les causes précises de la mort du nonagénaire qui vivait seul.

Les riverains évacués, soit huit personnes, ont pu réintégrer leurs habitations vers 12 h 30.










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