Meurtres de Julien et d'Elise : un suspect "sérieux" placé en garde à vue à Rouen


Mardi 29 Décembre 2015 à 15:38 l Actualisé Mardi 29 Décembre 2015 - 19:06



Des marches blanches ont été organisées à Dieppe et à Rouen en hommage à Elise Fauvel et Julien Tesquet. Elles ont rassemblé plusieurs centaines de personnes. Les obsèques de la jeune femme ont lieu ce mardi 29 décembre à Dieppe (Photos@Facebook)
Des marches blanches ont été organisées à Dieppe et à Rouen en hommage à Elise Fauvel et Julien Tesquet. Elles ont rassemblé plusieurs centaines de personnes. Les obsèques de la jeune femme ont lieu ce mardi 29 décembre à Dieppe (Photos@Facebook)
Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue dans l'enquête sur le double meurtre commis dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, à Rouen. Les victimes, Julien Tesquet, 31 ans, était infirmier au CHU de Rouen. Elise Fauvel, une dieppoise de 24 ans, était attachée de direction sans emploi. Tous les deux sont morts étranglés ont révélé les autopsies.

L'auteur présumé du double-homicide est âgé de 34 ans. Il est de nationalité Ougandaise et en situation irrégulière en France. Sans domicile fixe, il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire (OQTF). Cet homme était sorti de prison à la fin du mois de novembre après avoir purgé une peine de 8 ans pour le viol d'une institutrice en 2008. Il a été confondu par les enquêteurs du service régional de police judiciaire grâce à la fois grâce aux images de vidéo-surveillance et à son ADN prélevé sur la scène de crime dans le studio d'Elise Fauvel, place de la Pucelle, à Rouen.

Selon des informations recueillies par infoNormandie, le meurtrier de Julien et d'Élise a été filmé par les caméras de vidéo-protection, avant et après le double crime. Les images visionnées par les services d'enquête montreraient clairement un individu en train d'aborder dans la rue Saint-Etienne-des-Tonneliers, sur la rive droite de Rouen, les deux jeunes gens qui avaient passé une partie de la nuit en compagnie de plusieurs amis, au XXL, un bar de nuit situé rue de la Savonnerie.

Il est alors autour de 4 heures du matin, dimanche. Julien titube "et tient à peine debout".  Selon des témoignages, un inconnu aurait proposé ses services pour le raccompagner jusqu'au domicile d'Elise, qui occupait un studio place de la Pucelle, dans le centre ville de Rouen, à deux pas de la place du Vieux Marché. Que s'est-il passé ensuite ?

L'homme s'est probablement incrusté. Il aurait alors profité de l'état éthylique de Julien pour faire subir des violences sexuelles à la jeune femme, dont le corps portait des traces de violences et des ecchymoses au niveau du cou. Elise est morte par strangulation.

Le corps de Julien était intact hormis des traces suspectes autour du cou. Comme l'avait indiqué à infoNormandie le procureur de la République, Julien est mort lui aussi étranglé, ce qu'ont confirmé les résultats de l'autopsie pratiquée mercredi dernier à l'institut médico-légal de Rouen.

Les décès remonteraient aux environs de 6 heures dimanche matin.

Les corps ont été découverts seulement le soir vers 18h30. Toujours selon nos informations, le meurtrier les aurait allongés l'un sur l'autre et aurait recouvert leur visage non pas d'un drap mais d'un tee shirt blanc. Une "mise en scène" qui n'avait pas échappé au procureur de la République, comme il le confiait lundi 21 décembre à notre site. Le magistrat décrivait alors "une situation atypique".

Plus troublant, certains éléments portent à croire que le meurtrier est resté à dormir sur le lieu de ses crimes, à proximité de ses victimes. En effet, l'individu aurait été filmé par la vidéo-protection de la ville sortant de l'immeuble de la place de la Pucelle le dimanche 20 décembre vers 16 heures, c'est-à-dire dix heures après avoir tué Julien et Élise.

Autre détail troublant : la porte d'entrée du studio était fermée à clé, ce qui laisse à penser que le meurtrier l'a refermée derrière lui en partant.

Ces éléments consolidaient la piste de la mauvaise rencontre désormais privilégiée par les enquêteurs. Reste maintenant à confondre ce mystérieux criminel décrit d'ores et déjà comme un psychopathe.









Clin d'oeil sur l'actualité













Suivez-nous sur Facebook






PUBLICITE





Publicité

 
cookieassistant.com