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Louviers : L'un roue de coups un passant, l'autre filme avec son téléphone et poste la vidéo sur Facebook


Publié le Samedi 29 Mars 2014 à 08:42 l Actualisé le 29/03 - 10:18


Depuis 2007, le happy slapping est considéré comme un délit et est, à ce titre, sévèrement réprimé par les tribunaux (Photo d'illustration)
Depuis 2007, le happy slapping est considéré comme un délit et est, à ce titre, sévèrement réprimé par les tribunaux (Photo d'illustration)
Deux jeunes gens soupçonnés d'être les auteurs d'un "happy slapping" ont été placés en garde à vue à l'hôtel de police de Val-de-Reuil/Louviers. Ils ont reconnu, lors de leur audition, avoir monté de toutes pièces et de manière totalement gratuite, l'agression d'un jeune homme afin de pouvoir la filmer avec leur téléphone portable et poster la vidéo sur Facebook.

Au départ, ils sont cinq jeunes gens. L'un d'eux proposent aux autres de faire un "happy slapping", c'est-à-dire de filmer avec son portable une agression sur la voie publique afin de pouvoir la poster sur les réseaux sociaux. Les rôles sont répartis : tandis que l'un commettra les violences, l'autre filmera la scène. Pari conclu.

Il s'acharne sur sa victime alors au sol

Mercredi 26 mars donc, sur l'heure de midi, le groupe se dirige vers la rue Pasteur à Louviers. Il cherche une proie facile. Il la trouve et se jette sur elle avec une violence inouie. Comme prévu, l'un des protagonistes agresse d'abord un passant, le frappe d'une dizaine de coups de poing au visage et sur le haut du corps. La victime, surprise et sans défense, réagit à peine. Elle s'écroule sur la chaussée. Son agresseur continue à la frapper de plus belle alors qu'elle est à terre. Toute la scène est filmée par un complice qui va ensuite poster la vidéo sur un compte Facebook.

Secourue par des témoins, la victime, blessée mais surtout choquée, s'est vu prescrire trois jours d'incapacité totale de travail.

Un acte totalement gratuit

En déposant plainte contre X, elle a pu donner aux policiers une description assez précise de son agresseur et de ses complices. C'est ainsi que les enquêteurs ont pu identifier rapidement l'auteur des violences qui a été interpellé dès le lendemain à 11 heures. L'auteur de la vidéo a été arrêté quelques heures plus tard, dans l'après-midi.

Le premier a raconté aux policiers le scénario mis au point. La victime a été choisie au hasard et elle a été frappée gratuitement, sans raison particulière, sinon celle de se trouver sur leur chemin.

Le second a indiqué avoir retiré la vidéo de Facebook après avoir appris que l'agresseur avait été interpellé par la police.

Le fait de diffuser l'enregistrement de telles images d'atteintes portées à l'intégrité physique de la victime est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende, stipule le Code Pénal.


  • C'est quoi le Happy Slapping ? 
Il s'agit d'une pratique consistant à filmer l'agression physique d'une personne à l'aide d'un téléphone portable ou d’un smartphone. Les séquences filmées, mettent en scène une personne ou un groupe de personnes, ne soupçonnant pas l'imminence d'un assaut, pendant qu'un complice filme l'attaque. En effet, les agresseurs choisissent une cible, prise au dépourvu, que l'un attaque pendant que l'autre filme la scène. 
 
La pratique du Happy Slapping (joyeuses baffes ou vidéo baffes en français) s'est considérablement répandue en France depuis fin 2006 et semble se banaliser. Le mouvement se serait d'abord développé dans le sud de Londres, puis à travers l'Europe et le nord des Etats-Unis.
 
  • Un délit depuis 2007
Considéré comme un délit depuis 2007, le "Happy Slapping"  a connu son premier procès en 2007 dans les Yvelines. Massire T., 19 ans, avait été jugé devant le tribunal correctionnel de Versailles pour "non assistance à personne en danger et atteinte au respect de la vie d'autrui".

Ce jeune lycéen avait filmé le 24 avril 2006 l'agression d'une de ses professeurs qui avait été rouée de coups, par un camarade de classe, au lycée Lavoisier de Porcheville. Il avait ensuite diffusé la séquence d'une quinzaine de secondes dans la cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie. A l'audience, le lycéen avait affirmé avoir agi par réflexe sans aucune préméditation. 

L'auteur des violences, Abdoullah, 18 ans, avait quant à lui écopé d'un an de prison ferme.





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