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Le voyage solidaire de Nicolas et Mathieu : 40 pays traversés et 50 000 km parcourus


Publié le Dimanche 14 Septembre 2014 à 08:34 l Actualisé le 15/09 - 00:09


Retour à la "maison" en Seine-Maritime après un périple solidaire de plus de 50 000 km sur cinq continents
Retour à la "maison" en Seine-Maritime après un périple solidaire de plus de 50 000 km sur cinq continents
Nicolas Auber et Matthieu Tordeur sont rentrés de leur voyage solidaire destiné à soutenir l’entreprenariat par le microcrédit dans les pays en développement. Les deux haut-normands, partis de Mont-Saint-Aignan en Renault 4L il y a un an, ont parcouru plus de 50 000 kilomètres et traversé 40 pays. Samedi dernier, ils ont été accueillis par Nicolas Rouly, président du Département de Seine-Maritime.
 
Soutenus par le Département de Seine-Maritime et de nombreux acteurs de la micro-finance, Nicolas et Matthieu sont partis le 1er septembre 2013 de Mont-Saint-Aignan en 4L avec pour objectif de reverser 25 000 €, sous forme de prêts de 150€, afin d'aider un maximum de personnes à créer leur propre entreprise. Ils sont rentrés en Seine- Maritime le 1er août dernier.

De Rouen au Brésil en passant par l'Inde
 
Leur projet visant à « soutenir la création d’entreprises par le microcrédit, en faisant le tour du monde en un an, au volant d’une Renault 4L de 1986 » a été soutenu par le Département à travers une subvention de 4.000€.

Ce soutien s’inscrit dans le cadre du dispositif JAVA (Jeunes Actifs dans la vie associative) dont l’objectif est d’aider les initiatives collectives des jeunes Seinomarins de 13 à 25 ans. Depuis le 1er janvier 2014, le Département a ainsi soutenu 38 projets de jeunes, 25 demandes sont en cours d’instruction.
 
Le parcours : d’Est en Ouest, en voiture de Rouen jusqu'en Inde, puis sur la route Panamericana des États-Unis au Brésil avant de traverser l'Atlantique sur un porte-conteneurs et de rentrer en Europe en passant par l'Afrique ce qui représente 50 846 kms parcourus à travers 40 pays sur 5 continents.

« Nous avons rencontré 9 Institutions de Micro-finance (IMF), organismes locaux qui octroient les prêts. Le microcrédit consiste en un apport de capital à des entrepreneurs qui ne peuvent pas bénéficier de prêts dans des banques classiques », témoignent Nicolas et Mathieu. 

« Ils sont en effet soit trop pauvres, illettrés ou vivent dans des zones trop reculées. Ces personnes sont donc exclues du système bancaire classique, les IMF leur permettent d’avoir accès à un capital pour développer une activité ou en créer une ».
 
En fonction des pays, les modalités des prêts varient mais le montant reste faible (de 60 euros en Inde à 1500 euros au Pérou par exemple) et les taux d’intérêts raisonnables. Les organismes rencontrés pratiquent un microcrédit solidaire qui a pour but le développement d’une région et non l’enrichissement d’investisseurs.

Faire partager leurs expériences
 
Les bénéficiaires sont sélectionnés (capacité de remboursement, enquête de moralité auprès du voisinage, pas de surendettement) puis accompagnés, soit par des formations poussées pour les plus pauvres, soit par de simples rendez-vous avec des agents de crédit.

« Grâce à la sélection puis à cet accompagnement, les taux de remboursement sont excellents et nous avons pu constater que le microcrédit solidaire est un formidable levier de développement ».
 
Cette rencontre a été l’occasion pour Nicolas et Matthieu de faire partager au plus grand nombre les expériences vécues durant cette année sur les routes du monde et de présenter leurs projets à venir.



Mots-clés : Rouen, Seine-Maritime


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