Le gérant d'une boulangerie havraise, ayant pignon sur l'avenue Rouget de Lisle, devra venir s'expliquer à la barre du tribunal correctionnel du Havre, le 27 août prochain. Dans l'immédiat, il fait l'objet d'une procédure pour violences avec arme sur un ex-employé.

Le Havre : un boulanger accusé d'avoir frappé et blessé avec des ciseaux un ex-employé


Vendredi 27 Février 2015 à 19:07 l Actualisé Samedi 28 Février 2015 - 00:06



Le boulanger a été placé en garde à vue le temps de faire toute la lumière sur ce pseudo vol avec arme (Photo d'illustration)
Le boulanger a été placé en garde à vue le temps de faire toute la lumière sur ce pseudo vol avec arme (Photo d'illustration)
Les faits qui sont reprochés au commerçant sont bien compliqués au demeurant. De victime, il est passé au statut d'agresseur.

Mercredi 25 février, vers 14 heures, les services de police sont appelés à intervenir pour ce qui semble être un vol sous la menace d'une arme. A son arrivée sur les lieux, l'équipage de police-secours constate que la boulangerie est sens dessus dessous. Le tiroir-caisse est à terre. La boulangère, seule alors dans la boutique, explique aux policiers que son mari est parti à la poursuite d'un homme qui voulait les dévaliser sous la menace d'une paire de ciseaux.

Il s'avère en vérité que l'agresseur présumé est un ancien employé de cette boulangerie, reprise dernièrement par un nouveau gérant. Les policiers apprennent aussi que cet homme, âgé de 27 ans, est venu demander des explications sur les conditions dans lesquelles le commerce a été vendu. S'en serait suivi une altercation assez violente. Le boulanger, âgé de 37 ans,  accuse l'ex-employé de l'avoir menacé avec une paire de ciseaux, ce que réfute farouchement ce dernier affirmant que la victime, c'est lui.

Finalement, les deux hommes sont placés en garde afin de faire toute la lumière sur cette curieuse histoire. Un semblant de vérité sortira au bout de quelques auditions : le gérant reconnaît que c'est bien lui qui a frappé avec un tournevis l'ex-employé pour se défendre parce qu'il le menaçait avec des ciseaux. Une version démentie par le pseudo agresseur qui affirme que les ciseaux en question appartiennent au boulanger et pas à lui. Les blessures dont il porte les stigmates à une cuisse, une épaule et à une main plaident en sa faveur.

L'enquête des policiers établira par la suite les circonstances plus ou moins précises de ce qui s'est passé. Au final, le gérant, dont la responsabilité des faits semblent incomber, a fait l'objet d'une procédure pour violences volontaires avec arme. L'ex-employé, a été mis hors de cause. Quant à la femme du boulanger, elle a affirmé n'avoir pas directement assisté à la scène : elle dit avoir paniqué en voyant le désordre dans la boutique et le tiroir caisse au sol...








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