Le Dieppois disait avoir été frappé et dévalisé, en réalité Fabrice s'est automutilé et a tout inventé !


Jeudi 29 Octobre 2015 à 14:13 l Actualisé Vendredi 30 Octobre 2015 - 11:10



Fabrice, la pseudo victime, a été placé en garde à vue ce jeudi matin après avoir passé des aveux
Fabrice, la pseudo victime, a été placé en garde à vue ce jeudi matin après avoir passé des aveux
Un habitant de Neuville-lès-Dieppe a été placé en garde à vue ce matin, après avoir perdu son statut de victime. Fabrice, 43 ans, a totalement inventé l'agression dont il disait avoir été victime lundi 26 octobre. En réalité, il ne s'est rien passé. Le dieppois est passé aux aveux.

Le quadragénaire avait alors déclaré aux policiers du commissariat de Dieppe avoir été violemment agressé par trois individus  qui parlaient "une langue étrangère" alors qu'il revenait du centre commercial le Belvédère où il était allé faire des courses. Il était autour de 16 heures. Il traversait le bois de Rosendal pour rejoindre la rue du Général Chanzy lorsque " trois inconnus l'ont abordé, se sont jetés sur lui et l'ont frappé au visage avec une pierre puis roué de coups alors qu'il était au sol". L'un des agresseurs lui a alors porté, toujours ses déclarations, un coup de cutter du haut en bas du ventre. Il présente en effet une plaie superficielle de 50 centimètres de long.

Il reconte encore que ses agresseurs l'ont trainé par terre et l'ont jeté dans un ravin après lui avoir dérobé sa montre (marque Casio), une chaine en argent et son sac de courses.

Les policiers de la sûreté urbaine de Dieppe ont pris cette affaire très au sérieux. Dans un premier temps seulement, car en recoupant les déclarations de cette pseudo victime avec d'autres éléments de l'enquête, ils s'apercevront rapidement que certains points ne collent pas. Ils ont donc reconvoqué Fabrice qui s'est présenté ce jeudi matin au commissariat pour être réentendu.

En énumérant les objets qui ont été volés, l'un des enquêteurs lui demande alors comment était sa montre. Le Dieppois tend son poignet et déclare : " comme celle-là, une Casio ". " Vous en aviez acheté deux, alors ? " , reprend le policier. Et là Fabrice commence à s'embrouiller. Vieille technique policière, l'enquêteur s'engouffre dans la brèche et finit par obtenir les aveux du quadragénaire qui déclare avoir tout inventé et s'être automutilé. Pour quel motif ? Pas d'explication encore. 

Fabrice a été placé en garde à vue et son audition se poursuit. 








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