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La droite veut enterrer le 276 ? "il faut regarder devant nous", insiste Sébastien Lecornu


Publié le Mercredi 1 Juillet 2015 à 12:01 l Actualisé le 01/07 - 20:10


Lors de sa rencontre avec les présidents des autres départements normands à Giverny (Eure), Sébastien Lecornu (au centre) a annoncé "la mise à mort" du 276 (Photo @DR)
Lors de sa rencontre avec les présidents des autres départements normands à Giverny (Eure), Sébastien Lecornu (au centre) a annoncé "la mise à mort" du 276 (Photo @DR)
Le 276 a vécu ? Ce dispositif commun associant la région Haute-Normandie et les départements de la Seine-Maritime et de l'Eure a du plomb dans l'aile, si l'on en juge par les déclarations de certains responsables politiques de droite, maintenant au pouvoir dans les deux départements haut-normands.

Le 276 était destiné à financer des projets régionaux comme le soutien à l’emploi et le développement de l’économie sociale et solidaire,  la maîtrise de l’énergie et le développement durable du territoire , la valorisation touristique et culturelle du territoire ou encore la prise en charge du handicap et des personnes âgées...
 
"C’est un exemple unique en France d’association entre une région et les départements qui la composent. La Région Haute-Normandie, le 27 et le 76 se sont regroupés pour former le 276 et se donner ainsi les moyens de construire un territoire plus cohérent et plus solidaire", déclaraient ses fondateurs, il n'y a pas si longtemps encore.

"Il faut regarder devant nous", estime aujourd'hui Sébastien Lecornu, le nouveau président du Conseil départemental de l'Eure.  En clair, avec la création de la "grande Normandie" qui prendra effet officiellement le 1er janvier 2016, l'avenir "se conjugue à cinq", dit-il.

Sébastien Lecornu : Maintenir le 276 serait "un délire technocratique".

Il s'en explique plus en détail, ce mercredi matin, dans un communiqué, dans lequel il égratigne gentiment au passage ceux qui regretteraient la mise à mort du 276 :

"En annonçant lundi à Giverny, aux côtés de mes collègues Présidents de Départements, la mort du dispositif de cofinancement entre le 27 et le 76, je n'imaginais pas susciter un tel émoi. Qui pouvait imaginer que le "276" allait survivre à l'émergence d'une grande Normandie ? J'avoue que l'idée ne m'a pas effleuré que quiconque puisse regretter de tirer un trait sur un dispositif calibré pour deux départements alors que l'avenir se conjugue à cinq !

Faut-il vraiment expliquer pourquoi à l'heure de la grande Normandie, un dispositif de cofinancement qui relierait exclusivement le 27, le 76 et la Haute-Normandie serait une aberration de l'histoire doublée d'un délire technocratique ?

Eh bien oui, si on en croit les responsables nostalgiques de gauche, qui voudraient exclure les bas-normands de l'investissement sur la période 2015-2020 pour honorer la mémoire de la défunte Haute-Normandie. Etrange ambition que de vouloir avancer en regardant continuellement dans le rétroviseur.

Regardons plutôt devant nous, en construisant un vrai partenariat d'avenir entre les 5 départements. Ensemble nous avons d'ores et déjà commencé à initier un travail collégial, loin des déclarations électoralistes de ceux qui prétendent que les Présidents de l'Eure et de Seine-Maritime ont choisi d'enterrer purement et simplement des projets majeurs.

J'appelle donc les élus de gauche en responsabilité à travailler dans la sérénité à la réunification et sans aucune nostalgie de dispositifs qui appartiennent bientôt au passé. Qu'ils regardent enfin avec nous, devant."





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