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L'escroc Belge écoulait "ses" faux billets chez des pharmaciens de Dieppe


Publié le Mardi 13 Novembre 2012 à 17:02 l Actualisé le 01/01


L'escroc Belge écoulait "ses" faux billets chez des pharmaciens de Dieppe
Dans le véhicule du faussaire, tout le matériel nécessaire pour fabriquer des billets contrefaits : ordinateur, scanner, massicot... Les enquêteurs ont également saisi une cinquantaine de fausses coupures


EXCLUSIF
. La perspicacité et le courage d'un pharmacien de Dieppe (Seine-Maritime) a permis de mettre un terme aux agissements d'une faussaire de nationalité Belge. L'escroc, âgé de 52 ans, qui n'est pas inconnu des autorités policières et judiciaires de son pays, est "tombé" tout bêtement en voulant écouler un billet contrefait de 20 euros dans une pharmacie de la cité portuaire. Pas dupe, le pharmacien a vite compris qu'il venait de se faire arnaquer. Aussi n'écoutant que son courage, il s'est lancé à la poursuite du client ingrat et l'a neutralisé avant de le remettre aux services de police de Dieppe. Sur lui, les policiers ont découvert quatre faux billets de 20 euros et un de 50 euros.

L'attirail du parfait faussaire
dans sa voiture


Le parquet de Dieppe a confié la suite des investigations à la Division financière du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen, spécialisé dans ce genre d'affaire. L'escroc présumé a donc été placé en garde à vue dans les locaux de l'hôtel de police à Rouen, jeudi dernier. Lors de sa première audition, il a été peu loquace, tentant d'expliquer qu'il ignorait totalement la provenance de ces fausses coupures.
Après avoir découvert dans ses poches un jeu de clefs correspondant à une voiture de marque italienne les hommes du commissaire Philippe Ménard, ont fait de minutieuses recherches à proximité de la pharmacie où l'individu a été arrêté mercredi, en centre-ville. Et bingo ! Ils ont localisé une Alfa Roméo immatriculée en Belgique. La fouille du véhicule a rapidement porté ses fruits et surtout apporté des éléments de réponse. Dans le coffre, étaient découverts un ordinateur portable, un scanner et un massicot, c'est-à-dire tout le matériel nécessaire à la fabrication de faux billets. Cerise sur le gâteau, les enquêteurs ont retrouvé également une cinquantaine de billets contrefaits de 20 et 50 euros.

Il encourt 30 ans de prison

L'enquête a déjà permis d'établir que l'escroc Belge a fait une dizaine de victimes dans l'agglomération de Dieppe, uniquement des pharmacies. Mais ce ne sont pas les premiers, car le quinquagénaire a déjà sévi dans le Nord-Pas-de-Calais et en Alsace. Au cours de son interrogatoire, le faussaire, sans emploi, a consenti à déclarer qu'il "ne vivait que de ça" et qu'il s'en prenait aux pharmaciens car ils étaient moins suspicieux.
L'escroc présumé a été mis en examen par un magistrat du Pôle criminel de Rouen, pour "fabrication, importation et émission de fausse monnaie" . Il a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt Bonne Nouvelle.
Il encourt jusqu'à 30 ans d'emprisonnement.

Rémy Lebel



Quatre faussaires arrêtés aussi à Evreux


Le phénomène n'est pas nouveau, mais avec la crise les faussaires de tout poil redoublent d'imagination. Ainsi, à Evreux (Eure) quatre jeunes gens d'une vingtaine d'années ont été interpellés à la mi-octobre après avoir écoulé un certain nombre de faux billets chez des commerçants de la ville. Lors des perquisitions au domicile respectif des suspects par la police judiciaire, en charge de l'enquête, une dizaine de billets de 50 et 100 euros contrefaits ont été saisis. L'un des escrocs présumés a été écroué, les trois autres placés sous contrôle judiciaire. Ils doivent être jugés ces jours-ci en comparution immédiate.



Une production essentiellement italienne


Quelque 700.000 billets contrefaits sont, chaque année, récupérés par la Banque centrale européenne (BCE). Ces coupures, éliminées du circuit financier, sont le fruit du travail des services répressifs (police, gendarmerie, douanes...) Les contrefaçons de billets en Europe sont généralement fabriquées à 70 % à partir de machines Offset, ce qui leur confère d'être d'une bonne qualité par rapport au billet officiel. Cette production, de nos jours, est essentiellement Italienne. Les autres 30% sont produits à partir de chaînes graphiques, une "spécialité" que l'on retrouve beaucoup en France. Il en est ainsi des billets saisis sur le faussaire belge interpellé à Dieppe la semaine dernière. Des contrefçons de moyenne qualité, de l'aveu même de Philippe Ménard, patron du SRPJ deRouen et spécialiste des affaires financières et de la fausse monnaie. En France, la dernière grosse officine de monnaie contrefaite a été démantelée le 14 juin dernier par l'Office central de répression du faux monnayage (OCRFM) en Seine-Saint-Denis et en Seine et Marne.




Il existe des appareils plus ou moins sophistiqués qui permettent de détecter la fausse monnaie




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