Grand-Quevilly : cagoulé et armé, il avait tiré sur un bus le jour de Noël. Confondu par la vidéo


Vendredi 15 Janvier 2016 à 16:16 l Actualisé Lundi 18 Janvier 2016 - 01:28



Illustration.
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Un jeune habitant de Grand-Quevilly (Seine-Maritime) est convoqué devant le tribunal correctionnel de Rouen, pour avoir tiré sur un bus de la TCAR et brisé une vitre le jour de Noël. Personne n'a été blessé, mais les faits sont jugés suffisamment graves en raison de la manière d'opérer.

Le 25 décembre, cinq jeunes gens montent dans le bus à la station Vieux Bourg à Grand-Quevilly. Les contrôleurs présents demandent à ces voyageurs de bien vouloir valider leurs titres de transport. Mais le ton monte rapidement. L'un des jeunes gens est plus virulent que les autres.

Lorsque le bus arrive à l'arrêt suivant de "Bois Cany", trois des cinq passagers descendent dont le plus menaçant. A peine à l'extérieur, le jeune homme enfile une cagoule, se place devant le bus, sort une arme de poing et tire dans une vitre qui vole en éclats. Le tireur et ses deux complices prennent la fuite et ne seront pas retrouvés immédiatement.

Le bus est équipé de caméras de vidéo-protection. L'enregistrement est visionné par les enquêteurs du groupe de voie publique, en charge de l'enquête. La photo de l'homme qui a tiré est extraite puis diffusée largement, y compris aux conducteurs de la TCAR. Les policiers ont déjà mis un nom sur le mis en cause. Son interpellation n'est qu'une question de jours.

De fait, Le 6 janvier, le suspect est contrôlé par les hommes de l'unité de sécurisation des transports : son identité et son adresse sont relevées, sans plus. Il s'agit d'un habitant de Grand-Quevilly âgé de 18 ans. Il est convoqué à l'hôtel de police le 12 janvier et placé en garde à vue. La perquisition effectuée à son domicile permet de découvrir deux armes de poing, un pistolet et un revolver qui tirent des billes d'acier. Deux cagoules sont également retrouvées.

Lors de son audition, le jeune majeur reconnait être présent le jour de Noël au moment de cette altercation qui "l'a rendu un peu fou", selon sa déclaration. Il nie toutefois avoir tiré sur le bus, pour la simple raison qu'il "avait prêté son arme à un ami qui habite à Lyon".

Quant aux deux armes retrouvées chez lui, il affirme qu'elles lui ont été confiées en garde par un homme dont il ne connait pas le nom...

Déféré au palais de justice de Rouen le 13 janvier, le mis en cause est ressorti libre avec une convocation devant le tribunal correctionnel pour une date ultérieure.








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