Gendarmes et hélicoptère mobilisés pendant deux heures : le suspect recherché ressort libre du tribunal


Samedi 23 Mars 2013 à 21:04 l Actualisé Lundi 25 Mars 2013 - 02:50



Un homme soupçonné d'avoir commis un vol par effraction à Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure) est ressorti libre du tribunal correctionnel d'Evreux. "Pas suffisamment d'éléments de preuves dans le dossier pour le poursuivre et le condamner", a estimé du magistrat qui présidait l'audience de ce vendredi 22 mars.

Le prévenu, jugé en comparution immédiate, avait été interpellé mercredi dans l'après-midi, après un cambriolage dans un pavillon et une course poursuite avec les gendarmes qui avait conduit à son arrestation.

Vaste plan de recherches

Vers 15 heures, la gendarmerie est alertée par un témoin que deux inconnus rôdent autour d'une habitation, à Saint-Aubin-sur-Gaillon. Ce voisin, qui les a vus prendre la fuite en voiture précipitamment, les soupçonne d'avoir commis un cambriolage. Une patrouille de gendarmes arrive rapidement sur les lieux, et se lance à la poursuite des suspects dont ils disposent du signalement ainsi que de leur véhicule.

Un vaste plan de recherches est parallèlement déployé avec le concours de l'hélicoptère de la gendarmerie basé à Villacoublay (Yvelines) et de l'équipe cynophile de Louviers. Après avoir passé au crible tout le secteur pendant près de deux heures, les enquêteurs découvrent le véhicule signalé par le témoin. Il est abandonné. A l'intérieur sont retrouvés cinq téléphones portables, des parfums de luxe et du matériel hi-fi. Les occupants, eux, ont pris la poudre d'escampette.

En situation irrégulière

L'un des deux fuyards, le passager, est toutefois retrouvé et interpellé. Il s'agit d'un homme de 29 ans d'origine africaine et en situation irrégulière sur le territoire français. Il affirme être domicilié à Sartrouville, dans les Yvelines. Il est connu de la justice pour des faits de cambriolages.

Il est placé en garde à vue. Au cours de son audition, il ne reconnaît rien. Le véhicule dans lequel il a été aperçu, et qui a été retrouvé abandonné, a été loué par un homme demeurant à Paris, dans le 11e arrondissement.

Une procédure incomplète

Les gendarmes estiment avoir rassemblé suffisamment de preuves pour confondre cet homme formellement reconnu par le témoin. Sur avis du parquet, il est donc déféré devant un magistrat d'Evreux qui décide d'une comparution immédiate.

Mais après l'exposé des faits, le procès à tourné court, le président du tribunal considérant que la procédure était incomplète et qu'il fallait poursuivre des investigations... En attendant, le magistrat décidait de mettre hors de cause le prévenu en attendant le résultat de ces investigations.

L'homme a donc recouvré immédiatement la liberté.








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