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Fuite de gaz chez Lubrizol : comment fallait-il gérer cette crise ?


Publié le Mardi 22 Janvier 2013 à 14:18 l Actualisé le 01/01


L'usine Lubrizol, quai de France, à Rouen (capture d'écran Google Maps)

Certains habitants de la région parisienne ont bien mal dormi dans la nuit de lundi à ce mardi 22 janvier. A en juger par le nombre de commentaires déposés sur le site d'infonormandie toute la nuit. Des commentaires le plus souvent pour manifester leurs inquiètudes, leur colère et de l'incompréhension.

Visiblement, l'absence d'information sur l'incident qui s'est produit lundi matin dans l'usine chimique de Lubrizol à Rouen est la cause de cette panique. En lisant les réactions de nos lecteurs, le mot n'est pas trop fort. Pour une fois, le message transmis dès le début d'après-midi par la préfecture de Seine-Maritime affirmant qu'il n'y avait "aucun risque toxique" pour la population n'est pas remonté jusqu'à Paris et sa grande banlieue... La faute à qui ?

2900 appels chez les pompiers

Le manque d'information, de précisions sur l'incident proprement dit à fait défaut, c'est une certitude. Les Hauts-Normands, eux-mêmes, ont exprimé leurs inquiétudes sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook). Les communiqués rassurants de la préfecture ne les a pas rassurés...

A tel point que le standard du Centre opérationnel département d'incendie et de secours (CODIS76), basé à Yvetot, a été pris d'assaut. 2900 appels entre 17 h et 0 h 30 ont été comptabilisés chez les pompiers de Seine-Maritime. Sans doute autant ailleurs, et toute la nuit.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen a connu le même phénomène : il a reçu 700 appels de personnes angoissées alors que d'habitude il en reçoit à peine 300.

117 sites à risque, classé Seveso en Seine-Maritime

Comment fallait-il gérer cette "crise" ? Il est bien difficile de répondre à cette question dans l'immédiat, mais sans doute que les autorités préfectorales seront amenées à analyser et à revoir certains modes de fonctionnement dans un département qui compte deux centrales nucléaires et 117 établissements à risque classé Seveso, dont 64  Seveso 2.

En pareille situation, et au-delà des structures officielles qui existent, les réseaux sociaux auront certainement un rôle à jouer à l'avenir en complémentarité des sites d'information. Certaines préfectures utilisent déjà Twitter. Une façon rapide pour elles de faire "passer" l'information officielle, celle qu'attendait hier et cette nuit la population.

Rémy Lebel


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