Forcené de Conches-en-Ouche : le tribunal ordonne une expertise psychiatrique et reporte le procès


Lundi 1 Juin 2015 à 19:02 l Actualisé Mardi 2 Juin 2015 - 12:46



Ce sont les hommes du GIGN qui ont délogé en douceur le forcené retranché dans sa maison pendant près de 20 heures (Illustration)
Ce sont les hommes du GIGN qui ont délogé en douceur le forcené retranché dans sa maison pendant près de 20 heures (Illustration)
L'homme qui s'était retranché chez lui dans la nuit du 20 au 21 mai, avenue Pierre-Bérégovoy à Conches-en-Ouche (Eure) va faire l'objet d'une expertise psychiatrique, avant de pouvoir être jugé. En attendant son procès, reporté au 25 juin prochain, il est maintenu en détention provisoire.

Ainsi en a décidé le tribunal correctionnel d'Evreux ce lundi 1er juin, après avoir examiné la situation du forcené qui devait être jugé dans le cadre d'une comparution immédiate. Les juges veulent savoir si le discernement de cet homme était ou non aboli au moment des faits reprochés et qui pourraient l'envoyer pour longtemps en prison.

Une dizaine de coups de feu

Après 20 heures de tentatives de négociation, le quinquagénaire avait été neutralisé par les hommes du GIGN, l'unité d'élite de la gendarmerie, sans faire de blessé.

Une dizaine de coups de feu avaient été tirés par le forcené dès l'intervention des gendarmes peu avant minuit, durant la nuit et la journée suivante.

Les habitants d'une dizaine de maisons avaient du être évacués ou cloîtrés chez eux et deux magasins, dont le supermarché Carrefour Market, maintenus fermés jusqu'au dénouement de l'affaire, dans la soirée du jeudi 21 mai.

Le préfet et la procureure sur place

Au plus fort de l'intervention, plus d'une centaine de gendarmes et de pompiers avait été mobilisée sur les lieux. Le préfet de l'Eure et le procureur de la République s'étaient déplacés, alors que la situation semblait figée et que les forces de l'ordre s'interrogeaient sur la manière d'obtenir la reddition de l'individu sans effusion de sang.

Contraint finalement de sortir de son pavillon sous l'effet du gaz lacrymogène lancé par les gendarmes, le forcené avait dû être hospitalisé d'office dans un établissement spécialisé, à Evreux. Sorti jeudi dernier de l'hôpital, il avait été placé immédiatement en garde à vue puis présenté au parquet.








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