Ferme des Bouillons : les "zadistes" sous le coup d'une nouvelle expulsion à Mont-Saint-Aignan


Lundi 24 Août 2015 à 17:16 l Actualisé Mardi 25 Août 2015 - 01:04



Les forces de l'ordre attendaient l'arrivée des manifestants à la ferme des Bouillons, hier dimanche (Photo@guiofdeep/Twitter)
Les forces de l'ordre attendaient l'arrivée des manifestants à la ferme des Bouillons, hier dimanche (Photo@guiofdeep/Twitter)
Nouvelles menaces d'expulsion pour les militants et sympathisants de l'Association de protection de la ferme des Bouillons, à Mont-Saint-Aignan.

Ce lundi, le tribunal de grande instance de Rouen a rendu une ordonnance sur requête précisant que les ex-occupants des Bouillons, les "zadistes" (zone à défendre) "sont expulsables sans délai avec astreinte de 1.000€ par jour".

La mairie de Mont-Saint-Aignan avait déposé un référé vendredi pour exiger le départ des "zadistes" qui se sont réfugiés sur un terrain voisin depuis leur évacuation de la ferme des Bouillons, le mercredi 19 août.

Depuis cette expulsion par les forces de l'ordre, la tension est palpable. Hier dimanche, des heurts se sont produits à l'issue de la marche des ex-occupants organisée à Rouen entre la place Saint-marc et la ferme des Bouillons, à Mont-Saint-Aignan.

Près de 200 militants et sympathisants ont défilé dans les rues avec des haltes devant le siège du parti socialiste et l'hôtel de ville. Distribution de tracts, slogans hostiles aux nouveaux propriétaires de la ferme des Bouillons, appel aux dons (pour financer un chapiteau)... les manifestants ne cachaient pas non plus leur intention de réoccuper les Bouillons.

Mais un dispositif policier d'une trentaine d'hommes attendait leur arrivée à proximité de la ferme, afin de les empêcher d'approcher près de la clôture fraîchement installée par les nouveaux exploitants, les frères Mégard,

Les manifestants, qui avaient prévu d'accrocher des messages sur le grillage, ont tenté de forcer le barrage policier, provoquant ainsi une bousculade assez violente et la réaction immédiate des forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour faire reculer les "zadistes".

Il n'y a pas eu de blessé, seuls deux manifestants ayant inhalé du gaz lacrymogène ont été examinés sur place par les sapeurs-pompiers. Le pneu d'un véhicule de police a par ailleurs été crevé.







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