Fécamp : le bruit l'empêchait de faire sa sieste, il tire sur les agents communaux


Publié le Vendredi 17 Octobre 2014 à 16:07 l Actualisé le 18/10 - 00:05

Les ateliers de menuiserie des services techniques, route de Ganzeville, sont situés à l'arrière face à d'un petit immeuble (@Google Maps)
Les ateliers de menuiserie des services techniques, route de Ganzeville, sont situés à l'arrière face à d'un petit immeuble (@Google Maps)
Un Fécampois de 44 ans devra répondre prochainement de blessures avec arme sur un agent communal. Des faits qui se sont produits mercredi 15 octobre route de Ganzeville, à Fécamp, (Seine-Maritime).

En milieu d'après-midi, les policiers sont informés qu'un employé communal a été la cible d'un tireur alors qu'il se trouvait sur son lieu de travail aux services techniques. Un périmètre de sécurité est établi par sécurité et les agents municipaux sont tenus à distance, tant que le tireur n'est pas interpellé.

2,50 g d'alcool dans le sang

Grâce à des témoins, les policiers parviennent à localiser l'endroit d'où sont partis les coups de feu : de la fenêtre d'un appartement du 4e étage, dans un immeuble situé juste en face des ateliers des services techniques.

A cet instant, les forces de l'ordre ignorent la nature de l'arme utilisée et par précaution se munissent de gilets pare-balles et de boucliers pour intervenir dans les étages. L'intervention ne dure que quelques minutes : le tireur qui a ouvert sa porte est interpellé sans opposer la moindre résistance. L'homme tient à peine debout et a beaucoup de difficulté à s'exprimer. Soumis à un dépistage d'alcoolémie, l'éthylotest révéle la présence de 2,50 g d'alcool par litre de sang. 

Des carabines à air comprimé

A son domicile, une perquisition permet de découvrir deux carabines à air comprimé et une boite de petits plombs. Il s'agit des armes qui ont été utilisées pour tirer en direction des services techniques à plusieurs reprises, sans faire vraiment de victime. Seul un employé qui se trouvait dans l'atelier de menuiserie a senti comme un piccotement au niveau de la cuisse. Il a d'abord pensé à une écharde de bois. 

Après dégrisement, le Fécampois a pu être entendu par les enquêteurs de la brigade de sûreté urbaine. Il a reconnu avoir consommé 1 litre d'une boisson anisée et avoit fait usage de sa carabine pour faire cesser les nuisances provoquées par la menuiserie municipale.  Et qui l'empêchaient de faire sa sieste.

Il a été remis en liberté, avec une convocation devant le tribunal correctionnel du Havre.

 








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