Jean Louis Destans, président du Conseil général de l'Eure, a signé, ce lundi 1er juillet, une convention d'expérimentation pour l'utilisation de cendres issues de la chaudière de la papeterie UPM Chapelle Darblay, dans la construction des routes.

Expérimentation : des cendres pour construire des routes dans l'Eure


Lundi 1 Juillet 2013 à 19:09 l Actualisé Lundi 1 Juillet 2013 - 19:28



Les cendres produites par la papeterie UMP Chapelle Darblay a Grand-Couronne serviront à la construction de routes
Les cendres produites par la papeterie UMP Chapelle Darblay a Grand-Couronne serviront à la construction de routes
La construction d'un nouveau kilomètre d'une route moyenne d'une largeur de 6 mètres engloutit de l'ordre de 18 à 20 000 tonnes de matériaux. A l'heure de la nécessité de penser développement durable, des solutions alternatives à l'emploi systématique de matériaux extraits du milieu naturel se concrétisent.

Ainsi, ce lundi 1er juillet, le président du Département de l'Eure, Jean Louis Destans, a signé une "convention exemplaire dans ce domaine" avec le président de la fédération régionale des travaux publics Normandie, Philippe Pirquin et le directeur général d'UPM Chapelle Darblay, Jean Kubiak.

Utilisées comme matières premières

Situé à Grand-Couronne, le site UPM Chapelle Darblay est spécialisé dans la fabrication de papier journal à partir de fibres recyclées en provenance essentiellement du tri sélectif opéré par les ménages. Depuis 2007, l'usine, dont la capacité de production atteint les 380 000 tonnes de papier par an, produit sa propre énergie grâce à une chaudière capable de transformer des boues papetières et du bois de récupération, neutres en émission de CO2, en électricité.

Cette chaudière produit toutefois des cendres, autrefois considérées comme des déchets qui peuvent cependant aujourd'hui devenir des matières premières et notamment dans la construction des routes.

Des essais à poursuivre

Ainsi, lors de l'aménagement de la route départementale 61, entre Claville et Conches-en-Ouche, un premier essai concluant a été réalisé dans l'une des phases du chantier, en remplaçant la chaux habituellement utilisée, par des cendres. La prochaine étape est d'incorporer des cendres dans la couche de forme des chemins de désenclavement de la déviation de Gisors.

A ce jour, des tests avec le laboratoire du parc routier de l'Eure sont en cours pour affiner les dosages en vu de réaliser cet essai. Si ce dernier se révèle convaincant, une prochaine étape pourra être menée sur les couches de forme des chaussées. Ainsi, à long terme, un produit classifié en déchet pourrait être valorisé après certification à obtenir auprès par les organismes institutionnels.

"Responsabilité citoyenne"

Cette convention d'expérimentation trouve un écho dans les engagements pris en février 2012 par le Département, pour une route plus respectueuse de l'environnement et des citoyens. Parmi les cinq engagements pris à ce moment, figurait, en action numéro 1, la préservation des ressources non renouvelables et incitait les entreprises à limiter le recours aux matériaux nobles issus des carrières.

De cette façon, "le Conseil général de l'Eure renforce ainsi sa responsabilité citoyenne et montre l'exemple en se faisant incitateur et animateur des "bonnes pratiques" en termes de développement durable", souligne-t-on à l'Hôtel du Départempent.








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