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En 2002, déjà, un commando avait attaqué un fourgon de la Brink's au "lance-roquettes" près de Pacy-sur-Eure


Publié le Mardi 19 Février 2013 à 00:32 l Actualisé le 19/02 - 12:16


En Haute-Normandie, les attaques de transports de fonds sont extrêmement rares, contrairement à d'autres régions comme la région parisienne et le sud de la France.

Le premier (?) et le dernier en date, avant celui de Bois-Guillaume, remonte à dix ans. C'était dans l'Eure, à Saint-Aquilin-de-Pacy, près de Pacy-sur-Eure.

Armés d'un "lance-roquettes"

Le 30 mai 2002, vers 14 h 30, un commando de quatre ou cinq malfaiteurs avait sous la menace de ce qui semblait être un lance-roquettes, contraint un fourgon blindé de la Brink's à s'arrêter dans un chemin creux en bordure de la RN 13. Le chauffeur et les deux convoyeurs qui l'accompagnaient avaient obtempérer.

Les malfaiteurs raflaient les sacs contenant quelque 2 millions d'euros, destinés à la Banque de France d'Evreux.

Avant de disparaître, ils incendiaient l'un des véhicules ayant servi à bloquer le fourgon et semaient des clous sur la chaussée au cas où les gendarmes seraient intervenus.

Les convoyeurs licenciés

L'affaire était confiée au service régional de police judiciaire de Rouen. Dès lors, l'enquête s'avérait particulièrement compliquée au départ. Les trois convoyeurs, choqués, avaient apporté peu d'éléments sur la description du commando.

Rebondissement inattendu quelques semaines plus tard et alors que les braqueurs couraient toujours : la direction de la Brink's prenait une mesure disciplinaire à l'encontre de ses trois salariés, qui a conduit à leur licenciement, pour "faute professionnelle", car ils n'avaient "pas respecté les procédures de sécurité".

Il aura fallu qu'un renseignement capital parvienne aux oreilles des enquêteurs pour confondre les malfaiteurs, dont l'un s'était vanté d'être l'auteur du "casse" . A partir de là, les suspects, appartenant à une famille modeste de la Seine-Saint-Denis, ont été mis sur écoutes téléphoniques et fait l'objet de surveillances. Leur train de vie a été épluché, leurs connaissances passées au crible.

Ils s'étaient soudainement enrichis

Le 28 avril 2003, les enquêteurs avaient acquis la conviction qu'ils tenaient les auteurs de l'attaque de Saint-Aquilin-de-Pacy. Un vaste coup de filet était alors opéré et permettait de placer en garde à vue neuf personnes, dont deux des convoyeurs de la Brink's, soupçonnés de complicité.

Les investigations à venir allaient s'avérer intéressantes. Les policiers de la PJ, s'intéressant au patrimoine des suspects, parvenaient en effet à établir que la famille modeste de Seine-Saint-Denis avait fait de nombreuses acquisitions ces derniers mois : un Cyber-café, un salon de coiffure et une épicerie. Elle s'apprêtait également à faire construire un hôtel-restaurant au Maroc.

Jugés devant la cour d'assises de l'Eure, les malfaiteurs ont été condamnés à de lourdes peines. Des peines qui ont été revues à la baisse, en appel : entre 8 et 6 ans d'emprisonnement.

L'un des convoyeurs a été quant à lui condamné pour complicité.




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