Des traces de plutonium détectées dans la Seine en Seine-Maritime et dans l'Eure


Mardi 17 Juin 2014 à 18:47 l Actualisé Mercredi 18 Juin 2014 - 01:10



Les traces de plutonium détectées dans la Seine, près de Rouen et de Bouafles (Eure) proviendraient de rejets non autorisés des installations du Commissariat à l'énergie atomique de Fontenay-aux-Roses, dans les années 1970
Les traces de plutonium détectées dans la Seine, près de Rouen et de Bouafles (Eure) proviendraient de rejets non autorisés des installations du Commissariat à l'énergie atomique de Fontenay-aux-Roses, dans les années 1970
Des prélèvements effectués dans l’estuaire fluvial de la Seine (la darse des Docks à Rouen) et dans une partie du fleuve à Bouafles, dans l'Eure, ont révélé la présence de concentrations en plutonium correspondant à des dépôts survenus au début des années 1960 et au milieu des années 1970. Elles proviendraient de " rejets liquides non contrôlés" des installations du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Fontenay-aux-Roses en 1975, "via les égoûts et la station d'épuration d'Achères".

Une information qui a été révélée seulement ce mardi 17 juin, mais que l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) avait connaissance depuis le 4 février dernier.

Pas de mesures particulières de protection

Dans un document mis en ligne sur son site Internet, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) explique qu'à la demande de l'ASN elle a mené des investigations complémentaires "afin d’identifier l’origine de ces traces de plutonium", un isotope destiné notamment à l'alimentation de stimulateurs cardiaques, "et d’étudier rétrospectivement leur impact sanitaire éventuel".

"Les 
résultats n’appellent pas la mise en place de mesures particulières de suivi ou de protection", affirme Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN, organisme public expert en matière de risques nucléaires et radiologiques, dans une note adressée au président de l'ASN.
.
Selon ces spécialistes, l'étude montre que les doses reçues par les agriculteurs ayant épandu des boues traitées par la station d'épuration d'Achères (Yvelines) et susceptibles d'avoir été les plus exposés à ces rejets 
« sont faibles ».
 
Les informations dont nous disposons, écrit l'IRSN, permettent de relier avec confiance le profil de radioactivité des carottes sédimentaires prélevées en Seine et un rejet non contrôlé du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Fontenay-aux-Roses en 1975.








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