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Délinquance et criminalité dans l'Eure : un bilan en demi-teinte avec une hausse des cambriolages


Publié le 23 Janvier 2017 à 18:26 / Actualisé le 23/01/2017 - 22:45

Dans l'Eure, le nombre des vols et cambriolages a progressé de plus de 10% (1805 faits contre 1628 en 2015) (Illustration)
Dans l'Eure, le nombre des vols et cambriolages a progressé de plus de 10% (1805 faits contre 1628 en 2015) (Illustration)
Les chiffres de la délinquance dans l'Eure pour l'année 2016 ont été rendus publics aujourd'hui, lundi 23 janvier.  « Des résultats positifs », estime le préfet, Thierry Coudert, malgré une hausse sensible des cambriolages et des atteintes aux personnes. 

« Si le contexte national de l’année 2016 a impliqué le maintien d’une très forte sollicitation des effectifs de police et de gendarmerie pour lutter contre le terrorisme, dans le cadre du plan Vigipirate et de l’état d’urgence, il n’a toutefois pas affecté la mobilisation de ces services en matière de lutte contre la délinquance », observe le représentant de l'Etat. Pour preuve, précise-t-il, les services de police et de gendarmerie ont élucidé 42,4 % des faits portés à leur connaissance (il était de 40,6 % en 2015).
 
Dans le détail, le nombre des vols et cambriolages a progressé de plus de 10% (1805 faits contre 1628 en 2015). Mais calculé sur la moyenne des cinq dernières années, il est « globalement en baisse » analyse la préfecture

Les vols de véhicules ont continué de baisser pour atteindre le chiffre de 1338 vols (1374 en 2015), soit - 2,6%.  Une tendance observée depuis 2013.

Baisse également de 4% des vols sans violences contre les personnes. De même, les vols violents sans armes sont en baisse continue depuis 2012  (302 en 2016, soit 3,06% par rapport à 2015).

Enfin, les vols à main armée qui étaient en légère hausse en 2015, « connaissent une inversion de tendance » avec 17 faits de moins en 2016 (42 faits) qu’en 2015 (59 faits).

 
Pour le préfet de l'Eure, ces résultats « démontrent la pertinence » des plans élaborés pour lutter contre ces phénomènes. Il faut y voir là, selon lui, la mise en œuvre du plan départemental de lutte contre les cambriolages et les vols à main armée, le recours désormais systématique à la police technique et scientifique en cas de cambriolage et la coopération renforcée des services.

Coups en blessures : 263 procédures en plus

Selon les enquêtes menées par l’Insee, seules 10 % des victimes de violences conjugales déposent plainte (Illustration d'une campagne gouvernementale)
Selon les enquêtes menées par l’Insee, seules 10 % des victimes de violences conjugales déposent plainte (Illustration d'une campagne gouvernementale)

S’agissant des atteintes aux personnes, les coups et blessures volontaires sont en hausse (+ 9,4 %) avec 1904 faits enregistrés en 2016 contre 1741 en 2015.

« Ces dernières données sont à mettre en relation avec la poursuite du développement des dispositifs d’aide aux victimes et de lutte contre les violences intra-familiales qui visent à encourager les victimes à se rapprocher des forces de l’ordre ».

Selon les enquêtes menées par l’Insee, seules 10 % des victimes de violences conjugales déposent plainte.

Enfin, seuls 5 cas d’homicides ont été recensés dans le département en 2016. La vigilance des services de sécurité intérieure se focalise également sur diverses enquêtes visant à déstructurer l’économie souterraine, notamment dans le domaine du trafic de stupéfiants et à perturber par la présence de terrain les petits trafics locaux.

Bien qu’ils aient été davantage mobilisés par la lutte contre le terrorisme, le travail d’enquête s’est pleinement poursuivi et leurs résultats sont là encore globalement positifs, affirme Thierry Coudert. « Dans un contexte de menace terroriste qui se maintient à un niveau élevé, ajoute-t-il, l'activité des forces de l’ordre en 2017 devrait rester marquée par le contexte de l’état d’urgence et la mise en œuvre du plan Vigipirate ».
« La lutte contre la délinquance et en particulier contre les cambriolages, les vols de véhicules mais aussi les trafics de stupéfiants et d’armes demeurent évidemment des priorités pour les forces.»

Prévenir et lutter contre la radicalisation

« Le phénomène de la radicalisation continue d’être au cœur des missions des services de renseignement », note Thierry Coudert.

La priorité est en effet donnée à la prévention de ce phénomène. Le travail engagé en 2017 sera poursuivi assure le représentant de l'Etat Il consistera à assurer une prévention large auprès des jeunes, premières victimes de l’embrigadement radical et à sensibiliser et former les agents du service public et les acteurs de terrain susceptibles d’être confrontés au phénomène de la radicalisation.

Garantir un accompagnement le plus individualisé possible pour les personnes susceptibles de basculer dans la radicalisation, fait partie de cette politique de prévention.










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