Braquages du tabac-presse de Carrières-sous-Poissy : deux des malfaiteurs arrêtés ont 14 ans !


Lundi 25 Janvier 2016 à 11:18 l Actualisé Lundi 25 Janvier 2016 - 13:23



Le tabac-presse, rue de la Chapelle, à Carrières-sous-Poissy, a été braqué deux fois à huit jours d'intervalle (Illustration@Google maps)
Le tabac-presse, rue de la Chapelle, à Carrières-sous-Poissy, a été braqué deux fois à huit jours d'intervalle (Illustration@Google maps)
Les braqueurs d'un tabac-presse de Carrières-sous-Poissy (Yvelines) ont été interpellés par les enquêteurs de la sûreté urbaine de Conflans-Sainte-Honorine. Ils sont âgés de ...14, 17 et 18 ans et sont domiciliés à Poissy et Carrieres-sous-Poissy.

Les quatre jeunes gens sont soupçonnés d'être les auteurs des deux vols à main armée commis en une semaine (le 11 et 18 janvier dernier) contre "Les Trouvailles", un tabac-presse situé rue de La Chapelle. ils ont été identifiés , interpellés et placés en garde à vue il y a quelques jours par le groupe d'atteintes aux biens, dans le cadre d'une enquête en flagrant délit.

Braqueur à 14 ans

Les policiers ont pu remonter jusqu'à eux grâce à l'exploitation de la vidéo surveillance et de traces ADN prélevées sur les lieux du dernier braquage. Ces éléments ont ainsi permis d'identifier un premier suspect âgé seulement de 14 ans. L'adolescent a été interpellé le jeudi 21 janvier dans un foyer du quartier de Beauregard à Poissy. Il était connu au fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ).

Placé en garde à vue, le jeune homme a reconnu immédiatement être l'auteur du braquage du 18 janvier.
Ce samedi-là, peu avant 17 heures, deux individus encagoulés faisaient irruption dans le bureau de tabac "Les Trouvailles" tenu par un jeune couple. Les malfaiteurs étaient munis chacun d'une arme de poing. Sans violence, les deux hommes s'emparaient du contenu du tiroir-caisse, soit 4 100 euros et de 105 paquets de cigarettes, et prenaient la fuite sans être inquiétés. 
Longuement interrogé, l'adolescent a fini par donner le nom de son complice après l'avoir reconnu sur une photo présentée par les enquêteurs. Dans la discussion il a mis en cause deux autres individus comme "étant les instigateurs du braquage". Ces derniers ont alors été interpellés dans l'après-midi du 21 janvier à Carrières-sous-Poissy. L'un d'eux a nié farouchement les faits dans un premier temps. Mais après quelques heures d'interrogatoire, il a consenti à reconnaitre qu'il était au courant qu'un hold-up allait être commis. Niant cependant toute participation, il devait simplement, selon ses déclarations, récupérer une part du butin en paiement d'une dette. 

" Pour se faire de l'argent facilement "

Interrogés ensuite sur le braquage du 11 janvier, les suspects ont fourni suffisamment d'éléments pour permettre aux policiers d'identifier les auteurs présumés. C'est ainsi qu'un individu a été à son tour arrêté le lendemain (vendredi 22 janvier). Après avoir nié avec insistance les faits, il a passé des aveux mais s'est refusé de fournir le nom de son complice. Il a déclaré avoir eu l'idée tout seul, "pour se faire de l'argent facilement". Il a indiqué que l'arme utilisée était factice. Les policiers ne pourront pas en avoir la certitude puisque l'arme n'a pu être retrouvée dans le local à poubelles où le malfaiteur a indiqué l'avoir cachée.
Le 11 janvier, vers 19h50, deux malfaiteurs encagoulés s'attaquaient au tabac-presse "Les Trouvailles". L'un armé d'un pistolet, l'autre d'un shocker (arme à impulsion électrique), ils se faisaient remettre sous la menace la recette de la journée, soit 1850€. ( lire ici le rappel des faits  )
Les quatre jeunes malfaiteurs, tous inscrits au fichier de Traitement d'antécédents judiciaires(TAJ) ont été déférés samedi 23 janvier au palais de justice de Versailles. Ils ont été présentés à un magistrat du parquet qui a ouvert une information judiciaire du chef de vols avec armes en bande organisée. Deux des trois mineurs ont été placés dans un foyer fermé, tandis que le troisième mineur et le jeune majeur ont été placés en détention provisoire.

Les investigations policières se poursuivent sur commission rogatoire d'un juge d'instruction versaillais.









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