Bagarre entre filles pour une cigarette au lycée Val de Seine à Grand-Quevilly


Vendredi 7 Février 2014 à 12:01 l Actualisé Vendredi 7 Février 2014 - 17:28



Bagarre entre filles pour une cigarette au lycée Val de Seine à Grand-Quevilly
SEINE-MARITIME - L'affaire qui, au départ, semblait être une agression à caractère homophobe s'est dégonflée. Les trois jeunes filles soupçonnées d'être à l'origine de violences, physiques et verbales, à l'encontre d'une lycéenne de Grand-Quevilly, ont reconnu qu'elles s'étaient traitées entre filles pour une histoire de cigarette. Rien de plus.

Une histoire de cigarette refusée

Les faits remontent à lundi 3 février. Trois jeunes filles, dont la victime, se trouvent devant le lycée Val de Seine à Grand-Quevilly. L'une d'elles interpelle une élève qui sort de l'établissement en compagnie de deux amies pour lui demander une cigarette. Cette dernière refuse de lui en donner une. Le ton monte rapidement d'un cran entre les deux groupes de lycéennes qui s'insultent mutuellement.

Des coups auraient même été échangés selon l'une des protagonistes, Léa, âgée de 18 ans, qui a déposé une plainte à l'hôtel de police. La jeune fille affirme alors sur les réseaux sociaux avoir été victime d'une agression homophobe.

Identifiées, les auteures présumées de cette violences ont été interpellées jeudi 6 février et placées en garde à vue pour être auditionnées. Elles auraient reconnu avoir proféré des propos injurieux, expliquant que la dispute avait dégénéré à cause de cette cigarette refusée.

80 manifestants devant le lycée ce matin

L'enquête n'a cependant pas permis aux policiers de "retenir la circonstance aggravante de l'orientation sexuelle" de la victime, confirme-t-on à l'hôtel de police de Rouen. Les trois mises en cause, âgées de 18 et 19 ans et originaires de Grand-Quevilly et de Petit-Couronne, se sont vu notifier une convocation par officier de police judiciaire (COPJ) pour violences en réunion. Elles comparaîtront devant le tribunal correctionnel le 17 juin prochain.

Cette affaire, médiatisée, a provoqué l'indignation notamment des associations gay et lesbiennes, mais aussi des lycéens qui ont apporté leur soutien immédiat à Léa en se rassemblant ce vendredi matin à partir de 8 heures devant le lycée Val de Seine. Ils étaient 80 environ, selon la police.








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