Agglo de Rouen : pour "pimenter sa vie sexuelle", un couple se masturbait devant les collégiennes


Vendredi 20 Novembre 2015 à 11:25 l Actualisé Vendredi 20 Novembre 2015 - 22:34



Un couple originaire de Cléon a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d'une série d'exhibitions sexuelles sur des jeunes filles âgées de 11 à 19 ans. Les faits se sont produits aux abords de plusieurs collèges de l'agglomération de Rouen, à Oissel, Saint-Etienne-du-Rouvray, Grand-Quevilly, Petit et Grand-Couronne, entre août et novembre 2015. 

Enquête rondement menée par les hommes de la brigade des moeurs épaulés par ceux de la brigade des mineurs de la sûreté départementale de Seine-Maritime. En septembre dernier,  les policiers rouennais sont amenés à s'intéresser de près à trois plaintes de jeunes filles qui déclarent avoir été victimes d'un couple d'exhibitionnistes

Ces faits se sont produits entre le 20 août et le 8 septembre, près du collège de Oissel. Les victimes indiquent avoir été abordées, à la sortie des cours, par un couple à bord d'une voiture. Le prétexte est toujours le même : la femme dit chercher la direction de la mairie ou du bureau de poste.  Dès que la jeune collégienne est à hauteur de la portière,  vitre baissée, la femme ou l'homme s'empressent de se masturber devant elle.

 Dès lors, les enquêteurs procèdent à une série d'investigations à partir des quelques éléments recueillis auprès des victimes. Ils mettent tout d'abord un dispositif de surveillance aux abords des collèges de l'agglomération, exploitent l'ensemble des images provenant des caméras de vidéo-surveillance.

Parallèlement, ils parviennent à établir qu'au moins neuf autres faits du même type ont été commis, selon le même mode opératoire ces derniers mois. Le couple agit uniquement de jour, à la sortie des cours, à certaines heures heures de la matinée et de l'après-midi. 

L'enquête va s'accélérer. Le 18 novembre, une victime prend contact avec les enquêteurs. Elle confie avoir reconnu le couple qui s'est masturbé devant elle quelque temps auparavant. Mais surtout elle fournit aux policiers le numéro d'immatriculation de la Peugeot 307, avec laquelle se déplacent les suspects. Tout va alors très vite : après quelques vérifications, hier jeudi, 19 novembre, le couple est interpellé et placé en garde à vue. 

Lors de leur audition, l'homme âgé de 42 ans (vigile de profession), et sa compagne de 32 ans, reconnaissent les faits. Ils expliquent s'être livrés à des exhibitions sexuelles à raison de trois à quatre fois par semaine, entre août et novembre 2015.  "C'était pour pimenter notre vie sexuelle", ont-ils déclaré aux policiers de la brigade des moeurs.

Le couple, inconnu des services de police, a été remis en liberté sur instruction du parquet. Il sera soumis à une expertise psychiatrique.

Toutefois, les investigations se poursuivent. Il s'agit maintenant pour les policiers de rechercher d'éventuelles autres victimes. Pour l'instant, huit (qui ont déposé plainte) ont été recensées pour une douzaine de faits. Mais les enquêteurs sont persuadés qu'il y en a beaucoup d'autres.








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