A Fécamp, le gardien d'immeuble mettait le feu pour se venger de ses locataires


Lundi 10 Novembre 2014 à 12:39 l Actualisé Lundi 10 Novembre 2014 - 15:31



A chaque départ de feu, le gardien était présent, ce qui a fini par intriguer les enquêteurs (illustration)
A chaque départ de feu, le gardien était présent, ce qui a fini par intriguer les enquêteurs (illustration)
Soupçonné d'avoir mis le feu à une dizaine de sonnettes et paillassons dans deux tours dont il était le gardien, dans la cité du Ramponneau à Fécamp, un homme de 48 ans a été placé en garde à vue en fin de semaine dernière.

Il a reconnu les faits expliquant que c'est pour se venger de locataires qui laissaient leurs sacs poubelles sur le palier (plutôt que de les descendre) ou dont les enfants mettaient la pagaille dans les immeubles Vienne et Bourdonnais.

Une dizaine de feux suspects

Enquêtant sur un feu s'étant déclaré au niveau de la sonnette d'un appartement dans la nuit de mardi 4 à mercredi 5 novembre peu après minuit, rue du Val de Bucaille, les policiers fécampois finissent par avoir un doute sur le gardien de l'immeuble.

Depuis le début de l'année, une dizaine de feux allumés selon le même mode opératoire a été constatée dans les deux tours de ce quartier classé en zone urbaine sensible (Zus). A chaque fois, le gardien est présent. C'est d'ailleurs souvent lui qui prévient les victimes, voire alerte les secours. 

Pétition

Les locataires ne cachent pas leurs inquiétudes. Ils font circuler une pétition dans le quartier afin d'attirer l'attention du bailleur, la société Immobilière Basse Seine, et de la mairie. La presse locale s'en empare. 

Les investigations de la police ne trouvent pas de réponse. Mais le mode opératoire, toujours le même, intrigue les enquêteurs. Les intrigue aussi la présence du gardien lors du dernier incendie. Ce dernier est interpellé le lendemain, jeudi 6 novembre, et placé en garde à vue. Une perquisition à son domicile permet de découvrir plusieurs briquets usagés ainsi que des flacons de gaz servant à remplir lesdits briquets jetables.

Il incendie sa propre sonnette !

Sous le feu des questions, le gardien finit par reconnaître être l'auteur des faits. Il explique ainsi avoir voulu se venger de certains locataires qui laissaient leurs sacs poubelles sur le palier de leur appartement ou des enfants de certains autres qui mettaient la pagaille dans le quartier. 

Au cours de son audition, il a également raconté avoir incendié volontairement la sonnette de son propre appartement dans la nuit du 21 au 22 octobre afin de faire croire que lui aussi était victime de ces actes de malveillance.

Jugé le 5 mai 2015

Le quadragénaire a toutefois nié farouchement être à l'origine du début d'incendie qui s'était déclaré le 3 septembre dernier dans la tour Bourdonnais, rue des Fleuves, et qui avait nécessité l'évacuation de l'immeuble en pleine nuit.

Le gardien, qui reconnait consommer régulièrement de l'alcool, a été remis en liberté à l'issue de sa garde à vue. Il a quitté le commissariat de Fécamp avec une convocation devant le tribunal correctionnel du Havre en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabité (CRPC) pour le 5 mai 2015.








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