Contre la suppression d'une classe dans leur école, parents, habitants et élus sont mobilisés. Une nouvelle action est prévue ce mercredi 15 avril avec l'occupation symbolique du bac de Berville.

A Anneville-Ambourville, les parents d'élèves occupent la classe menacée de fermeture


Mardi 14 Avril 2015 à 09:01 l Actualisé Mercredi 15 Avril 2015 - 21:59



Les parents d'élèves d'Anneville-Ambourville (Seine-Maritime) ont tenu promesse : ils sont venus ce lundi 13 avril manifester leur hostilité à la suppression d'une classe dans leur commune. Cette action coïncidait volontairement avec la réunion, le même jour, du comité départemental de l'Education Nationale devant entériner cette fermeture.

Une centaine de personnes a donc occupé la classe concernée, à l'école Jean-Mermoz. Le maire d'Anneville-Ambourville, Eric Lefebvre, le député Christophe Bouillon ainsi que Pierrette Canu, conseillère départementale du canton de Duclair, sont venus apporter leur soutien aux parents.

Occupation mercredi du bac de Berville

Des parents et leurs délégués  déterminés à faire reculer l'inspection académique.  Une pétition contre la fermeture de classe a rassemblé déjà plus de 600 signatures. Une nouvelle action est programmée ce mercredi 15 avril :  habitants et les parents sont en effet appelés à se rassembler au bac de Berville vers 9 heures pour une occupation du passage d'eau. Le trafic ne sera pas perturbé, promettent les organisateurs de cette action. 

"Une fermeture de classe à Anneville Ambourville, commune rurale, contraste beaucoup avec ce que les enfants peuvent constater tous les jours en marchant vers l'école : l'ouverture de commerces, des travaux entrepris pour sécuriser le chemin des écoliers, la construction d'un abri-bus pour les plus grands, les affiches de spectacles... autant de faits qui démontrent le dynamisme démographique de cette commune", soulignent les délégués de parents d'élèves, à l'origine depuis le début de cette mobilisation. 

Des classes à double, voire triple niveaux
    
Selon eux, la fermeture d'une classe "sous entend une généralisation des doubles niveaux (voir des triples niveaux) et des enfants qui vont devoir travailler plus souvent en autonomie. Pire encore, pour avoir des classes à effectifs à la limite du raisonnable, il sera obligatoire de concevoir des classes avec des double niveaux non successifs tels que CP-CE2 ou CE1-CM1".

Les parents sont d'autant plus amers que cette suppression de classe intervient quelques mois seulement après la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, "qui ont mobilisé les efforts de chacun (élus, enseignants, parents, milieu associatif) pour que les enfants puissent s'y adapter dans les meilleurs conditions". 

Lundi soir, lorsque parents, enfants et élus ont quitté l'école, ils avaient encore une petite lueur d'espoir...







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