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Attentat à charlie hebdo

2 000 personnes rassemblées pour Charlie et Franck, ce soir à Bernay


Publié le 8 Janvier 2015 à 22:10 / Actualisé le 09/01/2015 - 01:21

Emotion, solennité et recueillement ce jeudi soir sur la place de la mairie de Bernay pour les victimes de l'attentat à Charlie Hebdo (Photo extraite de la page Facebook de Hervé Maurey)
Emotion, solennité et recueillement ce jeudi soir sur la place de la mairie de Bernay pour les victimes de l'attentat à Charlie Hebdo (Photo extraite de la page Facebook de Hervé Maurey)
La place Gustave-Héon, là où se dresse l'hôtel de ville, était noire de monde ce jeudi soir à Bernay (Eure). 2 000 personnes environ, selon le maire Hervé Maurey, sont venus rendre hommage aux victimes de l'attentat terroriste perpétré mercredi matin au siège de Charlie Hebdo.

Ce rassemblement était emprunt de solennité, d'émotion et de recueillement. Le nom, et pour certains le visage, d'une des victimes, inconnue du grand public, étaient omniprésents dans tous les esprits : Franck Brinsolaro, le brigadier de police abattu par les tueurs, était domicilié à Verneusses, un village proche de Bernay.

Ce père de famille de 49 ans, qui appartenanit au Service de protection des hautes personnalités (SDLP, ex-SPHP), était l'époux d'Ingrid Brinsolaro, rédactrice en chef de l'hebdomadaire local, l'Eveil Normand, dont le siège est à Bernay.

"Bernay endeuillé par un abominable attentat"

Franck Brinsolaro était chargé de la protection rapprochée de Charb, le directeur de la publication de l'hebdomadaire satirique qui est mort lui aussi sous les balles des armes automatiques des terroristes. 

La mort de ce policier, discret en raison de ses fonctions, a suscité un vif effroi, "une intense émotion" pour reprendre les termes employés par Hervé Maurey. "Bernay est directement endeuillé par l'abominable attentat de Charlie Hebdo", écrivait dès hier soir le sénateur-maire sur son compte Twiiter.

Ce soir, toute la classe politique du département était représentée. L'unité nationale dont le président de la République appelle de tous ses voeux était au rendez-vous. Le préfet de l'Eure, René Bidal, a fait le déplacement et, en sa qualité de représentant de l'Etat dans le département, a voulu rendre un hommage particulier au policier assassiné et s'associer à la douleur de son épouse et de ses enfants.

" Je suis Francky "

Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Région Haute-Normandie, Jean-Louis Destans, président du Conseil général de l'Eure, Hervé Morin, député de l'Eure, Nicole Duranton, sénateur de l'Eure, mais aussi Guy Lefrand, maire d'Evreux, Sébastien Lecornu, maire de Vernon, et de nombreux maires se sont joints à la foule qui portait à bout de bras des pancartes "Je suis Francky", en hommage au policier disparu.

En raison du deuil national décrété par François Hollande, le maire de Bernay a décidé de reporter à une date ultérieure les cérémonies des voeux au personnel communal et de la communauté de communes.

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